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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

Ordinaires et fastidieux

Ce sont des passages obligés, des gestes ordinaires-et-fastidieux sans cesse répétés. Et ils occupent une partie de nos existences.

Combien de temps durant sa vie passe-t-on à lacer ses chaussures ou à les délacer ? À se raser devant le miroir de la salle de bain ? À se brosser les dents plus ou moins méticuleusement? À faire le ménage de long en large ? À payer des factures en grognant ? À tenter vainement de joindre un correspondant au téléphone ? Ou encore à faire les courses dans un supermarché et à attendre impatiemment devant des caisses enregistreuses qui, de plus en plus souvent, deviennent automatiques ?

Routine

Si l’on considère que l’existence passe vite, il conviendrait sans doute de l’utiliser pour le mieux, en se débarrassant le plus possible des tâches fastidieuses ou des gestes insipides ou répétitifs qui encombrent et polluent le quotidien. Plus facile à écrire qu’à réaliser, évidemment, puisque nous sommes, à de rares exceptions près, contraints par des exigences sociales et des règles communes dont nous ne sommes pas les concepteurs mais dont il est difficile de s’exonérer. Sauf à adopter l’attitude de Themroc, personnage interprété par Michel Piccoli dans le film éponyme et allégorique de Claude Faraldo (1973), critique radicale de la société de consommation.

Sélection naturelle

Deux dimensions éminemment intimes nous permettent plus ou moins d’échapper à ces contingences ordinaires. La mémoire fonctionne comme une machine à expurger, effectuant un tri sélectif entre l’anodin, le superficiel et les événements marquants, qu’ils soient positifs ou hostiles. Elle sublime, idéalise, édulcore avant de s’effilocher.

Et puis il y a les rêves, des figures libres, qui s’immiscent dans nos nuits, un « univers » à la fois extravagant et significatif, irrationnel et pourtant éloquent, s’encombrant rarement de banalités.

Arrive inévitablement le moment où il faut reprendre contact avec la réalité. Pour certains, il prend la forme d’un réveil qui sonne un peu trop tôt ; pour d’autres, d’un trait de lumière indélicat qui s’insinue à travers les stores. Et chacun de reprendre ses habitudes…

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

1 Commentaire

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  • Bonjour! Est-ce le correcteur automatique qui transformé le laçage des chaussures en lassage?? Mais il est vrai qu’après avoir arpenté les rues de Clermont elles peuvent avoir droit à un bon délassage!

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