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Rico Mc Farland.
Culture Mardi

Le Chicago Blues Festival fait un tabac…et on aime ça

Les générations passent... et se rencontrent autour du blues. Carl Weathersby et Rico Mac Farland sont à l'affiche d'une soirée qui s'annonce mémorable à la Coopérative de Mai.

Le blues est souvent une affaire de transmission. De père à fils quelquefois, de maître à disciple plus fréquemment. Des orchestres passent pour avoir été de véritables pépinières. C’est ce rôle de modèle, de père spirituel qu’a joué Carl Wheathersby auprès de Corey Dennison. Dans l’interview qu’il a accordée au magazine Soul Bag, Correy Dennison ne s’en cache pas : « J’ai été dans son groupe pendant huit ou neuf ans. Tout ce que je sais du blues, de la soul, de la musique et du business autour, c’est Carl qui me l’a appris. » Des leçons qui furent profitables, car, pour son premier album, Corey est signé par Delmark, le légendaire label de Chicago. Sorti l’an dernier, il révèle un artiste mature, chanteur habité et guitariste flamboyant. Simplement baptisé Corey Dennison Band, le disque recueille tous les suffrages et obtient même le prix Blues 2016 de l’Académie du Jazz.

Maître… et disciple

Carl Weathersby a lui aussi bénéficié de l’enseignement d’un maître du blues. Alors qu’il s’exerçait à la guitare, chez lui, il a reçu leçons et encouragements d’un ami de son père, l’immense Albert King ! Carl aura même de privilège de jouer en tournée avec Albert King, avant de sa fixer à Chicago et d’intégrer les Sons of Blues dirigés par Billy Branch. Il peaufinera, perfectionnera son style tout au long des années 1980, collaborant notamment avec Carlos Johnson, Hubert Sumlin et Carey Bell. En 1996, il est prêt à prendre son destin en main et à enregistrer ses propres disques. Preuve qu’il ne s’est pas trompé, il reçoit le Handy Award du nouvel artiste de blues pour Don’t Lay Your Blues On Me, son premier album paru sur Evidence. D’autres suivront – Looking Out My Window, Come To Papa, Restless Feeling, etc. ‑, tous d’un niveau superlatif et qui lui ouvriront les portes des tournées internationales.

Carl Weathersby.

Sur la même scène

Vieille connaissance de Carl Weathersby, véritable figure du Chicago Blues contemporain avec lequel il a enregistré chez Evidence en 2001, Rico McFarland a grandi avec le blues. Tout gamin, il voit défiler à la maison Otis Rush ou Hubert Sumlim, qui venaient jammer toute la nuit avec James, son père. En allant ensuite chercher ses influences du côté de Howlin’ Wolf et Jimmy Rogers, il s’inscrit dans le low down dirty blues, avant de se nourrir de ses voyages et de ses innombrables collaborations (James Cotton, Lucky Peterson…), pour se consacrer aujourd’hui à une carrière plus personnelle. Carl Weathersby et Rico McFarland sur la même scène, de quoi sacrément exciter les passionnés du CBF, qui retrouveront donc ces deux poids lourds de la six-cordes, accompagnés de Calvin Gaskin (basse), Jeremiah Thomas (batterie), Ronald Moten (claviers) et Laretha Weathersby (chant). Pour sa 48e édition, le Chicago Blues Festival est particulièrement heureux et fier d’avoir pu réunir à nouveau ces deux grands talents du blues, l’un émergent, l’autre confirmé et d’y adjoindre au chant une nouvelle venue, en la personne de Laretha Weathersby, cousine de Carl, issue également de la scène de Chicago.

Mardi 28 novembre à 20h30 à la Coopérative de Mai (Petite Coopé). La soirée est présentée en partenariat avec ABS Magazine.

 

 

 

 

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