Lors du denier conseil municipal de l’année 2023, la Ville de Clermont a adopté son budget primitif 2024, budget qui s’élève à plus de 232 millions d’euros. Malgré la hausse des charges consécutives à l’inflation, la municipalité a souhaité poursuivre ses investissements pour renforcer ses missions de proximité. Ce budget primitif repose sur trois objectifs : poursuivre les actions de solidarité pour répondre aux défis du pouvoir d’achat et du service public, maintenir le cap de l’ambition et de l’innovation et répondre aux défis de transition sociale, démocratique et écologique. Pour le volet écologique, la ville poursuit l’expérimentation de son budget carbone lancé en 2023. Le but est de relier la ligne de conduite financière à une évaluation en tonnes équivalent CO2 afin de définir les actions à mettre en œuvre pour réduire les émissions de CO2. Ce budget carbone est une initiative totalement unique en France.
Un objectif de baisse annuelle de 4% des GES
Le budget carbone est un document, qui est prospectif. Il fixe une enveloppe d’émissions de GES, Gaz à Effet de Serre, à ne pas dépasser, en tenant compte des émissions de l’année précédente. Le plafond est calculé selon des objectifs que veut atteindre la collectivité, en suivant les objectifs territoriaux et nationaux. Dans le cadre de son schéma de transition énergétique et écologique, Clermont souhaite réduire ses émissions de 4% par an pour contribuer à la neutralité climatique et respecter l’accord de Paris 2015 avec l’objectif ultime de devenir une ville 0 carbone en 2050.
Un bilan du budget carbone tiré en fin d’exercice
La ville de Clermont émet actuellement environ 17 000 tonnes de carbone par an pour ses différentes activités et services et pour le fonctionnement des bâtiments municipaux. Les différentes actions pilotées par ce budget spécifique sont soit des investissements, par exemple le remplacement des chaudières au fioul, l’isolation des bâtiments appartenant à la ville et leur raccordement aux réseaux de chaleur, soit des changements comportementaux des agents municipaux qui sont invités, dans leur quotidien professionnel, à utiliser les mobilités douces, à adopter une attitude plus sobre, à faire attentions aux achats. En fin d’exercice, un bilan est tiré afin de contrôler si les objectifs fixés ont été atteints. Citons deux exemples précis pour illustrer les deux axes : la végétalisation des rues et des cours d’école pour créer des points de captation du carbone ou la réduction des matières carnées et laitières dans la restauration collective. Pour Anne-Laure Stanislas, adjointe au maire de Clermont, , « l’établissement de ce budget carbone n’a des sens que s’il permet de changer les priorités avec la volonté de lier les critères sociaux et environnementaux, au sens large, pour les inclure dans une comptabilité sociale et écologique ».





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