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G. Chauvière Le Drian- BEI, F. Rage-SMTC et J. Auslender-Ville de Clermont / Photo 7 Jours à Clermont
G. Chauvière Le Drian- BEI, F. Rage-SMTC et J. Auslender-Ville de Clermont / Photo 7 Jours à Clermont
Économie

La BEI officialise son prêt de 90 millions d’euros pour le projet InspiRe

Grégoire Chauvière Le Drian, chef du bureau du groupe BEI, Banque Européenne d'Investissement en France est venu à Clermont officialiser un prêt de 90 millions d'euros destiné à financer une partie du projet InspiRe.

Sur les 325 millions d’euros que coûte le projet InspiRe, 90 sont prêtés par la BEI, Banque Européenne d’Investissement. Le dossier a été ouvert en 2019, mais la traditionnelle signature de convention n’avait pas encore eu lieu. Grégoire Chauvière Le Drian, chef du bureau du groupe BEI en France est venu cette semaine à Clermont accompagné de collaborateurs pour procéder à la signature des document officiels avec François Rage, président du SMTC. À deux semaines des élections européennes, il était intéressant de le questionner sur le fonctionnement de cette institution destinée à financer des projets portés par des collectivités ou des entreprises.

Pourquoi avoir choisi de soutenir le projet InspiRe ?
Grégoire Chauvière Le Drian : C’est un projet ambitieux porté par le métropole et la ville de Clermont qui correspond aujourd’hui à la politique et à la stratégie d’investissement de la Banque de l’Union Européenne. Aujourd’hui, on accompagne la transition énergétique, la transition de l’économie européenne vers une économie décarbonée. Nous avons des objectifs très fort avec la neutralité carbone à horizon 2050 et donc on accompagne tous les projets portés par des collectivités territoriales ou par des entreprises qui s’inscrivent dans cette trajectoire.

Qu’est ce que le prêt de la BEI finance précisément dans le projet InspiRe ?
G. C L D :  Il y a un ensemble de dépenses qui correspondent à ce que l’on peut financer : typiquement l’acquisition de matériel roulant, les travaux d’aménagement, le site de maintenance à la Pointe de Cournon et l’aménagement urbain qui permet le développement des pistes cyclables.

Quelle analyse la BEI a-t-elle fait du projet InspiRe ?
G. C L D : C’est un projet coûteux parce que la municipalité et la métropole ont choisi de profiter des travaux pour rénover l’ensemble des réseaux de distribution. En terme de phasage de travaux c’est plutôt très utile comme choix. C’est dans notre rôle et notre mission de financer ce type de politique publique et d’accompagner les investissements par une enveloppe significative pour une partie des besoins. Cela permet aux collectivités d’avoir des conditions de financement plutôt attractives.

Justement, comment les conditions peuvent-être attractives sans peser sur la fiscalité européenne ?
G. C L D : C’est un point important. Nous avons un modèle qui est soutenable, créé par le Traité de Rome de 1957.  Les pères fondateurs ont imaginé qu’à côté du projet politique singulier de l’Union Européenne, nous devions nous doter d’un moyen de financement qui ne pèse pas sur les budgets nationaux. Notre activité ne dépend pas directement du budget de l’UE ou de ceux de la France et des autres états. Les états membres sont devenus actionnaires en versant des parts dans l’institution. Et c’est automatique, quand un pays entre, il devient actionnaire de la BEI. Sur la base d’un actionnariat à 27 états membres, nous émettons des titres sur les marchés financiers et on se finance pas cher.

Une banque qui dépend de l’UE fait autorité ?
À 27, les marchés considèrent que l’on est une très bonne signature et qu’on peut nous faire confiance. On est pas un état et pourtant, on se finance aussi bien, voir mieux que certains états et on est noté triple A. On a pas vocation à faire du profit car on est un banque publique au service de l’intérêt européen. On associe trop souvent l’Europe à de la subvention. Il en faut sur certains secteurs, mais le modèle de la BEI est soutenable parce qu’il ne consomme pas de subvention. Nous n’avons pas de marge commerciale, pas de dividende à distribuer et par nature nous sommes plus compétitifs que les banques commerciale.

La BEI finance-t-elle d’autres projets en Auvergne ?
G. C L D : On avait déjà soutenu le financement la ligne A du Tram, il y a plus de 20 ans. Du côté du secteur privé, c’est important de le souligner, on a pu financer Eco Titanium (ndlr : Aubert et Duval) leader européen important, on a soutenu Limagrain et une autre entreprise qui fait du bruit en ce moment, c’est Carbios spécialisée dans le recyclage enzymatique des plastiques. Le fait que Carbios ait été aidée par la BEI avait envoyé un signal fort qui a permis une accélération. C’est aussi notre rôle d’accompagner les entreprises en forte croissance.

Vous avez ouvert le dossier en 2019. Pourquoi revenir aujourd’hui pour en parler ?
G. C L D : C’est une formalisation et surtout c’est l’idée d’envoyer le signal que l’on continue, que les travaux sont en cours et que l’Europe est aux côtés de la métropole et des Clermontois pour aller plus loin dans ce projet qui est ambitieux, important et structurant pour la ville.

À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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