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"Spiral Garage" de David Finkenstein (USA) en compétition.
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Vidéoformes: les arts numériques investissent la ville

Le festival, dont le cœur se situe du 14 au 17 mars, essaimera dans la cité jusqu'à la fin du mois. Expositions, installations, projections, performances, débats, tables rondes vont se succéder.

Peu de temps s’écoule entre la fin d’un festival du court-métrage et le début d’une édition de Vidéoformes. Tout juste de quoi quitter le plein hiver pour flirter avec le printemps. Dans une introduction au dossier de presse 2019 de la manifestation, Loïez Deniel, le président de Vidéoformes rappelle que les deux événements culturels sont nés d’une même génération. Plus remarquable encore: ils perdurent longtemps après leur avènement, ont sauté allègrement d’un siècle à l’autre et manifestent un bel élan à un âge désormais respectable. Sans-doute est-ce l’effet d’un équilibre entre les indispensables évolutions et le respect du caractère originel…

Festival des arts vidéo depuis ses tout premiers pas, Vidéoformes a progressivement embrassé le champs des arts numériques et poursuit aujourd’hui ses objectifs déclarés: « observer, présenter, produire des oeuvres en phase avec leur temps et les nouvelles technologies. »    

Performance de Melmann Maotik.

Quatre journées intenses

Le festival 2019 proprement dit se déroulera ainsi du 14 au 17 mars, avec pour points névralgiques la Maison de la Culture et l’Espace municipal Georges-Conchon où se succéderont projections, rencontres, performances, débats, tables rondes et films en réalité virtuelle lors de journées intenses et effervescentes. Mais Vidéoformes essaime, s’étend, se déploie dans la cité et ce sont bel et bien deux semaines d’expositions, de présentations, de créations, d’installations vidéo, numérique et interactive qui attendent les Clermontois.

« TV Buddah » de Nam June Paik.

TV Buddah, « un devoir de mémoire »

Le festival international des arts numériques constituera donc, à sa façon, un véritable parcours dans la ville, un itinéraire artistique. Avec pour porte d’entrée, ou d’accès, l’exposition consacrée à Nam June Paik qui, en 1963, créa la première oeuvre d’art vidéo. En 1974, l’artiste sud-coréen réalisa TV Buddah, une oeuvre composée d’une statue de Bouddha contemplant sa propre image diffusée sur un écran vidéo. C’est cette réalisation majeure qui sera présentée à la salle Gilbert-Gaillard du 15 au 30 mars. « La présentation de TV Buddah est un rappel, un devoir de mémoire en même temps qu’un repère que les artistes d’aujourd’hui, de la vidéo, du numérique, et le public doivent connaître. Par sa dimension philosophique, son esthétique, cette installation interroge encore, aujourd’hui comme hier, ce qui nous meut » estiment les organisateurs.

Un peu partout

Pour le reste, les festivaliers ou simplement les curieux pourront se répandre et déambuler. Ils admireront, peut-être, le Pandemonium de Tania Mouraud ou Loving de Regina Hübner, apprécieront l’exposition de Delphine Gigoux-Martin à la Galerie-Claire-Gastaud, découvriront les œuvres présentées en première mondiale, s’attarderont au Muséum Henri-Lecoq, nouveau lieu partenaire, s’interrogeront devant Game, installation de la jeune artiste russe Elena Artemenko. Ils profiteront, à leur façon, selon leur rythme, des diverses propositions d’un festival bouillonnant et éclaté.

Du 14 au 30 mars.Toutes les informations sur: festival2019.videoformes.com  

 

Oeuvre de Fanny Bauguil au Muséum Lecoq.

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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