Lors de la conférence de rentrée, Mathias Bernard, président de l’Université Clermont Auvergne avait évoqué les difficultés rencontrées en matière budgétaire de l’établissement, expliquant qu’un travail sur un plan pluriannuel de réduction de coûts avait été entamé et que des reports d’investissements avaient été décidés, mais toujours avec la volonté de garder la qualité de l’offre de service.
Contrairement à celui de la France, le budget 2025 de l’UCA vient d’être adopté en Conseil d’Administration par 14 voix pour, 6 contre et 11 abstentions.
Une motion en complément du vote
Ce même Conseil a cependant tenu à présenter une motion en complément de son vote. « Le CA de l’Université Clermont Auvergne exprime sa plus vive inquiétude sur les conséquences du désengagement de l’Etat et sur la situation financière de l’Université. Il condamne fermement ce désengagement. La non-compensation par l’Etat des décisions qui ont augmenté considérablement le coût de la masse salariale entraîne une grave dégradation des indicateurs du budget initial 2025 de notre établissement. Alors même que des postes ont été supprimés, que des économies ont été faites sur les dépenses de fonctionnement et que l’investissement se limite aux opérations financées par des tiers, le solde budgétaire affiche un déficit prévisionnel de près de 34M d’€, le résultat d’un déficit de près de 20M d’€ – tandis que le fonds de roulement comme la trésorerie descendent à un niveau proche de la cote d’alerte ».
Les exigences des membres du CA de l’Université
Les membres du CA tirent donc le signal d’alarme estimant que la situation actuelle va déboucher à terme sur la dégradation des missions de service public et au ralentissement du déploiement de son projet au service de la société et des territoires. Ils demandent que l’État finance l’augmentation des cotisations au CAS Pension et de l’ensemble des mesures salariales relatives aux fonctionnaires et réclament également un refinancement de l’enseignement supérieur et de la recherche de façon à ce qu’ils représentent 3% du PIB de la France, une condition impérative pour pouvoir accueillir dans des conditions satisfaisantes les étudiants issus de toutes les catégories socio-économiques.











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