Depuis octobre 2025, des travaux se déroulent à Cournon afin de remplacer la passerelle qui enjambe l’Allier non loin du Lycée Descartes.
Initialement conçue pour abriter une conduite d’eau et permettre à des agents techniques de passer d’une rive de la rivière à l’autre, cette passerelle était de plus en plus utilisée par les promeneurs et les cyclistes sans être vraiment adaptée à cet usage. Décision a été prise par la métropole de la remplacer par un édifice plus accessible et mieux adapté aux mobilités, tout en intégrant une nouvelle conduite d’eau, mieux adaptée aux usages quotidiens.
Une grue équipée d’une flèche de 105 mètres
Les fondations, la pile centrale et deux piles de rive ont été réalisées fin 2025 et, dès le début de l’année en cours, l’ossature métallique a été assemblée au sol puis grutée et placée. Le hourdis en béton, placé entre les poutres en fer pour finaliser la structure de la passerelle, a été posé, tout comme les semelles de fondation des rampes d’accès sur les deux rives de l’Allier.
Nouvelle étape du chantier, la déconstruction de l’ancienne passerelle est en cours. Les équipements de la “vieille” passerelle ont été déposés et la structure en béton est découpée en plusieurs tronçons, évacués à l’aide d’une grue hors norme, équipée d’une flèche de 105 mètres pouvant à elle seule déplacer des charges allant jusqu’à 750 tonnes. L’évacuation de la structure nécessite un découpage en 7 tronçons de 8 à 22 mètres de long et de 20 à 51 tonnes chacun. Par la suite, il faudra retirer également les piliers existants et les anciennes rampes, une opération qui devrait se prolonger jusqu’à la fin du mois de juin. Lorsque l’ancienne passerelle aura totalement disparu, les nouvelles rampes d’accès pourront être construites avant la pose des nouveaux équipements de la nouvelle passerelle.
Chantier sous contraintes
Ce chantier réalisé sous la bannière NGE GC, avec différentes entreprises et filiales spécialisées, est complexe, car réalisé dans un environnement sensible, nécessitant un savoir-faire particulier dans les domaines du génie civil. Si le grutage est spectaculaire, la proximité des champs captants de l’eau potable, l’inondabilité et le patrimoine écologique ont généré des contraintes moins visibles mais particulièrement exigeantes.
Le chantier devrait s’achever à la fin de l’été, avec une réouverture à la rentrée de septembre, soit un an après son démarrage.














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