La formation de givre la nuit dernière n’était pas vraiment attendue. Même les météorologues avertis n’avaient pas prévu le phénomène, annonçant plutôt une phase de redoux. Mais le ciel est capricieux, particulièrement en ce moment et il n’est pas toujours facile d’avoir des éléments prévisionnels fiables. La bruine et l’humidité se sont transformées en givre au cours de la nuit, une situation inattendue qui a impacté quelques heures la circulation du tramway à Clermont ce mardi matin. La problématique n’est pas venue de la plateforme sur laquelle roule le tramway, car il est assez facile de la « saler », mais du câble aérien d’alimentation électrique appelé LAC, Ligne Aérienne de Contact, dans le jargon des transports en commun. Le givre crée un point isolant entre la ligne et le pantographe du tramway qui n’est, de fait, plus alimenté en électricité et condamné à l’immobilité.
Le tramway en attente du dégel
Le problème lié à ce phénomène bien connu de T2C mais aussi de la SNCF, peut être contourné en faisant circuler des rames à vide en dehors des heures d’exploitation. Les passages empêchent la formation du givre, maintenant l’alimentation électrique. Mais cette nuit, T2C n’avait pas prévu de faire rouler des rames car les services météo n’avaient pas lancé d’alerte sur le risque de formation de givre. La forte humidité et la chute inattendue des températures nocturnes ont fait geler la LAC et le tram n’a pas pu circuler normalement. Le danger lié au fort voltage dans la ligne empêchant toute intervention manuelle, la seule solution en pareil cas, est d’attendre le dégel avec la remontée des températures une fois le jour et le soleil levés.
En milieu de matinée la circulation du tram a pu reprendre normalement, mais les premier usagers du matin, ont du se rabattre sur les bus de substitution.











Commenter