Depuis 2024, les collectivités ont obligation de proposer à leur résidents des solutions pour le traitement des bio déchets, dont la majorité terminaient jusqu’alors dans le poubelles grises, une incongruité car les incinérer revient à faire brûler de l’eau alors qu’ils peuvent être valorisés.
Le VALTOM qui a en charge le traitement des déchets dans le département du Puy-de-Dôme et une partie de la Haute-Loire a lancé au printemps dernier une grande enquête téléphonique auprès de 2 000 habitants pour gagner en efficience et répondre aux besoins identifiés du compostage des déchets alimentaires et végétaux.
Les premières conclusions de ce sondage se révèlent positives, à la fois sur l’appropriation du compostage et sur sa facilité de mise en oeuvre. 66 % des personnes interrogées possédant un jardin ont déclaré composter leurs bio déchets. 97 % affirment trouver cette pratique facile, voire très facile (32% et 65%).
Depuis 2023, des composteurs individuels de jardins sont proposés sans facturation à l’ensemble des habitants des deux départements concernés. C’est l’évolution du service qui a incité de nombreux habitants à s’équiper, 71% des personnes étant des « primo-compostant » depuis moins de 2 ans. Durant ces deux dernières années 25 000 composteurs ont été distribués.
Au-delà du compostage, la question du brûlage des déchets végétaux était également posée. 99% des usagers déclarent ne pas brûler leurs déchets végétaux, contre 93% en 2019, ce qui démontre une meilleure compréhension de l’interdiction de cette pratique génératrice de CO2.
Gérer les bio déchets sans jardin
Dans l’échantillon des habitants interrogées, certains ne possèdent pas de jardin, mais 30% annoncent trier malgré tout leurs bio déchets et être satisfaits du service à 90%. Si la majorité des habitant a conscience des bénéfices du compostage sur l’environnement, l’une des motivations réside dans l’allègement de la gestion quotidienne des bacs à ordure. Plus de 80% des personnes interrogées pratiquant le compostage déclarent ne plus sortir leur poubelle d’ordures ménagères qu’une fois sur 2 pour 39% d’entre eux, une fois sur trois pour 43%.
Rappelons que pour les résidents des centres-villes, la métropole a déployé des containers spécifiques dans les quartiers. Pour les plus radicaux des usagers, il existe également la solution qui évite les déplacements : le lombricompostage (sur lequel le VALTOM n’intervient pas) à condition d’accepter l’idée d’avoir des lombrics vivants dans sa cuisine ou sur son balcon…













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