Cela n’a rien d’étonnant mais après 48 heures de beau temps et d’absence de vent, un pic de pollution de l’air aux particules fines est en cours dans le département Puy-de-Dôme. Le seuil du niveau N1 étant franchi, le préfet du Puy-de-Dôme, Joël Mathurin, a pris un arrêté instituant une liste de mesures d’urgence afin d’apporter une réponse spécifique à ce pic, par réduction des émissions de polluants.
Cet arrêté prend effet dès minuit, pour la journée du jeudi 16 janvier 2025, à l’exception des mesures relatives aux transports qui ne seront applicables qu’à partir de 5h00 ce jeudi 16 janvier.
Rouler moins vite pour polluer moins
Un abaissement temporaire de la vitesse de 20 km/h est instauré sur tous les axes routiers du département où la vitesse limite autorisée est supérieure ou égale à 90 km/h, pour tous véhicules à moteur. Sur les voies limitées à 130 km/h, la vitesse est abaissée à 110km/h. Sur les routes limitées à 110 km/h, la vitesse est abaissée à 90 km/h. Sur les routes à 90 km/h, la vitesse est abaissée à 70 kmh/h.
Les axes dont la vitesse autorisée est égale à 80 km/h seront limités à 70 km/h alors que les limitations de vitesse inférieures à 80 km/h restent inchangées.
La préfecture annonce par ailleurs, un renforcement des contrôles pollution des véhicules.
À la maison aussi
La préfecture demande à ce que la température de chauffage des bâtiments soit maîtrisée et réduite, en moyenne volumique, à 18° alors que l’utilisation du bois et de ses dérivés comme chauffage individuel d’appoint est interdite.
Les travaux d’entretien ou de nettoyage avec des outils non électriques ou avec des produits à base de solvants organiques comme le white-spirit, la peinture et le vernis doivent être reportés à la fin du pic de pollution. Cette mesure s’applique dans les espaces verts et jardins publics, mais également dans les lieux privés.
Pour suivre l’évolution du phénomène et les mesures qui l’accompagnent, le Préfecture publie des mises à jours régulières sur son site web.












Comme le disait encore aujourd’hui le célèbre météorologue, Louis Bodin, je le cite : “En 35 ans de métier, jamais il n’y a eu autant d’appels à la vigilence !”
A croire que la population est de plus en plus en quête de réassurance. Et comme le principe de précaution est ce qui jauge une société de nos jours, on peut penser que cela ne va pas aller en s’arrangeant !