12 heures de retard le 3 janvier à la suite d’une panne de motrice Sybic. 4h40 de retard une semaine plus tard à la suite d’une … panne de motrice. Suppression du premier train de la semaine, ce lundi 13 janvier suite à une… nouvelle panne de motrice au départ. Deux allers-retours quotidiens entre Clermont et Paris supprimés durant la toute première semaine de l’année à cause d’un manque de matériel en état de fonctionner : l’année 2025 de la ligne Intercités démarre décidément bien mal, avec le petit bonus de l’augmentation des tarifs de 1.9% validée par le Gouvernement. L’Auvergne mérite-t-elle un tel traitement de la part de la SNCF et des autorités ?
Ajoutons à cela des perturbations sur la ligne entre Clermont-Béziers à cause de vols de câbles électrique sur le système de signalisation, un mouvement social perturbant le trafic entre Aurillac et Toulouse qui impose aux voyageurs de prendre un bus à Aurillac et enfin un ministre des transports soupçonné d’emploi fictif… Stop ! la coupe est pleine.
Ne pas prendre les usagers pour ce qu’ils ne sont pas
La CGT cheminots annonce dans un communiqué « une nouvelle année de galère en prévision pour les usagers des trains Intercités en Auvergne » et s’interroge pour savoir « jusqu’à quand la direction de la SNCF va continuer à prendre les usagers pour ce qu’ils ne sont pas… » Le syndicat réclame aujourd’hui l’apport rapide de locomotives de secours dans les gares jalonnant le parcours Clermont-Paris, mais aussi du personnel pour les conduire et une maintenance accrue du matériel, tant pour les motrices que pour les rames, afin de retrouver un plan de transport fiable au plus vite. Il s’interroge également sur l’utilité des interventions des ministres successifs auprès de la SNCF après chaque gros retard, le « buzz » ne débouchant jamais sur des moyens permettant de régler les problèmes.
Les Sybic bout de souffle
Les motrices BB de la séries 26000 surnommées Sybic contraction de « Synchrone » et « Bicourant » sont toujours utilisées, même si elles sont clairement à bout de souffle et tombent en panne les unes après les autres, ces dernières semaines. Cette série de machine a été construite 10 ans durant, entre 1988 et 1998 par les entreprises GEC Alsthom et MTE. La SNCF en inventoriait encore 140 exemplaires sur son parc en décembre dernier, utilisés sur différents services dont Intercités. Après 27/37 ans de circulation, elles devraient être réformées mais la politique du tout TGV a eu raison de leur remplacement y compris pour les plus anciennes, dont la 26001, la toute première, qui n’a pas pu prendre son service sur le Clermont-Paris, ce lundi à 5h22.
Que va-t-il se passer d’ici l’arrivée du nouveau matériel ? Les 26 000 vont-elle pouvoir tenir encore deux ans, la SNCF va-t-elle réussir les fiabiliser un minimum ? d’autres machines peuvent-elles être affectées ? autant de questions qui restent en suspens. En attendant les usagers qui n’utilisent pas les moyens alternatifs, vont continuer à voyager avec l’angoisse du retard ou de l’arrêt longue durée. Une situation qui finit par avoir raison des nerfs des plus patients.











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