L'Essentiel
Né à Montréal en 1926, D'Astous a connu un parcours marqué par le succès dans les années 60, suivi d'une période de disgrâce et d'un renouveau à l'aube des années 2000.
Le film, qui inclut des témoignages et des archives inédites, met en lumière ses œuvres emblématiques, dont le Château Champlain et les pyramides du Village olympique, tout en explorant les défis financiers et judiciaires qu'il a rencontrés.
Dans le cadre du programme Archi&Toile 2025, série de projections de films courts et documentaires, la Maison de l’Architecture Auvergne propose cette semaine, un nouveau rendez-vous consacré à Roger D’Astous, l’un des plus grands architectes canadiens du XXe siècle, réputé pour avoir imposé son travail fondé sur une architecture nordique. Considéré comme un « artiste rebelle et flamboyant » cet homme né à Montréal en 1926 et décédé 72 ans plus tard dans la même ville, a connu une carrière en forme de parabole. Superstar des années 60, il tomba en disgrâce à la fin des années 70, avant de « renaître » alors que le monde s’apprête à changer de siècle.
Ce film documentaire monographique explore la vie de Roger D’Astous ponctuée de projets exceptionnels. Les témoignages de ses ses clients et de ses collaborateurs, mais aussi l’exploitation d’archives inédites, invitent à un « voyage exalté à travers un géant de l’architecture moderne ».
Roger D’Astous élève de Frank Llyod Wright
Roger D’Astous sort diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montréal en 1952. Il décide alors de poursuivre sa formation d’architecte aux USA, en s’inscrivant à la Fellowship de Taliesin, l’école privée ouverte dans les années 30 par le très réputé Frank Lloyd Wright qui devient alors son professeur.
De retour dans son pays natal, à partir de 1955, durant une douzaine d’année, l’architecte, qui par ailleurs est devenu enseignant à l’École des Beaux-Arts de Montréal, connaît une période très faste. Il réalise des églises aux lignes audacieuses en disant « il y a l’impalpable qui est aussi important que les murs en béton, quand on rentre dans une église vraiment bien faite, ça impose le silence ». Au total, il en construira une cinquantaine durant de sa carrière. En dehors des édifices religieux, on lui doit la station Beaubien du métro de Montréal, mais sa renommée grandit encore avec la construction du Château Champlain, un hôtel de 592 chambres et 19 suites qui avec ses 128 mètres de haut, le place à la 10e place des plus grand gratte-ciels de Montréal. Il réalise également du pavillon chrétien de l’Exposition universelle de 67 et les emblématiques pyramides du Village olympique des Jeux d’été de 1976.
L’achèvement du Château Champlain lui cause d’importants soucis financiers, et le chantier du Village olympique, est marqué par des irrégularités dont il ne porte pas la responsabilité mais qui l’entraînent dans un long feuilleton judiciaire. D’Astous refait surface au milieu des années 80 mais il ne travaille plus que sur des réalisations résidentielles.
Diffusion du documentaire Roger D’Astous du réalisateur Étienne Desrosiers, par la Maison de l’Architecture Auvergne, jeudi 13 novembre 202 à 20h00 Le Lieu-Dit, 10 rue Fontgiève. 107 minutes – Entrée au chapeau.












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