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Photo Chris Van de Burght.
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« Requiem pour L » : une relecture métissée et universelle du Requiem de Mozart

Alain Platel, chorégraphe-metteur en scène et Fabrizio Cassol, compositeur, n'ont pas hésité à "revisiter" l’œuvre inachevée de Mozart. Leur "Requiem pour L" prend la forme d'une audacieuse cérémonie de deuil.

Le pari est osé : revisiter le Requiem de Mozart, partition inachevée, en le métissant, en intégrant de nouvelles couleurs, à partir de jazz et de musique spirituelle du monde, provenant d’Afrique ou d’Inde. A leur façon et dans leur époque, Alain Platel, chorégraphe- metteur en scène, et Fabrizio Cassol, compositeur, ont voulu « reconstruire » cette œuvre européenne, écrite en 1791, quelques mois seulement avant la mort de Mozart. Une aventure artistique, en forme de périple musical, menée depuis déjà trois ans et qui va se poursuivre sur la scène de la Maison de la culture clermontoise lors de deux représentations du spectacle.

La mort omniprésente

Bouleversé par l’œuvre de Mozart, fasciné par sa force et son audace, Alain Platel a choisi, pour son spectacle, de représenter la mort, fil conducteur de ce Requiem pour L. La mort, comme une étonnante cérémonie, ni occidentale, ni africaine, qui traduit aussi la rage de vivre… jusqu’au bout.

Photo Chris Van der Burght.

D’ici et d’ailleurs

A travers le spectacle de Platel et Cassol, la mort est ainsi à la fois individuelle et universelle, redoutée et inéluctable. Pour relever ce défi authentique et faire face à une oeuvre ô combien marquante, les concepteurs ont réuni des musiciens et des chanteurs européens et africains, des chanteurs lyriques, des voix « noires ». Et des instruments tels guitare basse, guitare électrique, accordéon, percussions et likembés (mini pianos à pouces), le tout sous la baguette du chef d’orchestre Rodriguez Vangama.  Toutes les étapes qui organisent le rituel funéraire du Requiem chrétien, Dies Iræ, Tuba Mirum, Sanctus, Kyrie Eleison… se retrouvent dans cette nouvelle partition magnifiée par les voix profondes et rocailleuses venues d’un autre continent. Alain Platel affirme que « Mozart serait fan... ». Ce qui reste évidemment du domaine de l’hypothèse. En tous cas, partout où il a été joué jusqu’ici ce Requiem pour L a suscité l’enthousiasme d’un public forcément contemporain.

Jeudi 14 et vendredi 15 février à 20h30 à la Maison de la Culture de Clermont, salle Jean-Cocteau. Spectacle proposé par La Comédie de Clermont.

 

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