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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

P.S.G : un triomphe en demi-teinte

Dans notre pays, le Paris Saint Germain, propriété du Qatar, est loin de faire l’unanimité. Et son épatante victoire à Munich n’a pas seulement déchaîné les passions…

Ça n’était rien qu’un match de football. Pas grand-chose si l’on y réfléchit bien. Pourtant on risque d’entendre parler longtemps de cette soirée du 31 mai 2025 à Munich à en croire le précédent de 1993. Plus de trente ans après, en effet, la tête de Basile Boli dans la même ville bavaroise fait encore jaser.

Partisans et détracteurs

Le succès de la jeune équipe du Paris Saint-Germain constitue-t-elle vraiment une victoire française ? Sans doute sur les tablettes de l’UEFA et dans le cœur des supporters du club de la capitale … Pourtant ce qui n’a pas été souligné par les médias ces derniers jours, c’est combien nos compatriotes amateurs de ballon rond étaient partagés à l’heure du coup d’envoi. La structure parisienne est en effet honnie par une grande partie d’entre eux et pas seulement des Marseillais, désireux de rester «uniques ». Les réactions, ces derniers jours, dans les bistrots clermontois et sur d’autres terrains, témoignaient d’une large hostilité envers l’inamovible champion de France.

Quand l’argent fait le bonheur

Lu dans « L’Equipe », au lendemain de la finale, ces amusants propos provenant d’un Marseillais cherchant à se réconforter après la déroute milanaise.  « On sera à jamais les premiers et même les seuls à l’avoir vraiment gagnée. Ils (les Parisiens) ont déjà tué le football français, ils allaient bien finir par s’acheter la Ligue des Champions avec leurs milliards. » L’amer interlocuteur évoquait ainsi les pétrodollars qataris qui submergent le P.S.G. Notre homme préfère sans doute oublier que les succès de l’OM à l’époque de Bernard Tapie demeurent entachés par une « affaire » dont on ne saura jamais si elle était ponctuelle ou systémique.

Liesse ou chaos ?

Reste un bilan qui, lui, n’a rien de sportif. La soirée de la finale de la Ligue des Champions a « évidemment » charrié en France son lot de violences, de heurts, de pillages et d’affrontements en marge de la rencontre. 2 morts et 192 blessés sont à déplorer, parmi lesquels des pompiers et des policiers. Des incendies ont éclaté et 559 personnes ont été interpellés. Ces scènes de chaos ont donné lieu à relativement peu de commentaires sévères comme si elles étaient devenues inévitables. Est-ce à dire qu’il faut désormais les accepter ?

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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