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Olivier Bianchi : "je ne supporte plus les radicalités"- photo Valentin Uta.
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Olivier Bianchi à l’aube d’un second mandat

Le maire de Clermont a évoqué ses priorités alors que débute son second mandat, celui de la transition écologique de la ville. Selon lui, tout sera question d'équilibre...

Des journalistes masqués mais qui, pour la plupart, n’avaient pas oublié leurs plumes. Et au beau milieu de cet aréopage médiatique, le maire de Clermont, réélu au mois de mai dernier. Depuis, les vacances ont apporté leur lot de crèmes solaires et de piqûres de moustiques. Dans les salons de l’Hôtel de Ville, il flottait donc un air de rentrée des classes pour les  plumitifs et autres preneurs de sons et d’images à l’occasion d’un rendez-vous à la presse donné par Olivier Bianchi. Morceaux choisis…

La transition écologique :  “Nous allons bel et bien mettre en oeuvre les engagements pris pendant la campagne et réaliser la transition écologique de la cité. On va accélérer les aménagements urbains, mettre en oeuvre la végétalisation de la ville : ça n’était pas des effets d’annonce. De même, la mobilité sera la grande affaire du mandat. Nous établirons ainsi un nouveau plan de circulation, avec une zone 30, des pistes cyclables, tout en construisant les deux lignes de transports en commun sur site propre. Je vais me faire engueuler pendant six ans, il y aura des sueurs et des larmes, des travaux et des bouchons. Notre réponse se veut plurielle, équilibrée : d’un côté, si nous laissions aller les choses, il y aurait de plus en plus de voitures dans une ville qui n’a pas été conçue pour absorber des masses et des masses de véhicules ; de l’autre, nous ne sommes pas dans l’hystérisation. Pour certains, il n’y aurait plus aujourd’hui que le vélo. Notre avis est qu’il faut mettre en concurrence les différents types de mobilités. Ça n’est pas seulement au nombre de platanes qu’une ville est écologique. La mobilité et la transition énergétique sont fondamentales. Ainsi, le réseau d’énergie sera-t-il une priorité.”

Capitale européenne de la culture : “Ce dossier va être un véritable fil rouge pour la mandature. Nous allons nous positionner à l’échelle du Massif-Central. Nous devons associer ses villes, ses territoires à notre projet. Une candidature ne peut se reposer simplement sur un programme ou sur des équipements. Elle doit aussi présenter une véritable cohérence territoriale.”

La ligne ferroviaire Clermont-Paris : “La connectivité avec Paris est une véritable urgence. Pour moi, la relation la plus prioritaire, la plus fondamentale, reste ferroviaire. La ligne actuelle est un boulet que l’on traîne par rapport aux autres métropoles françaises. On ne peut continuer éternellement à nous promettre des cacahuètes. Pour l’heure, ce qui est mis sur la table ne se révèle pas suffisant. Il nous faut davantage de moyens. Sur ce sujet, nous ne baisserons pas la garde…”

L’insécurité : “Je n’ai pas voulu en faire un sujet de débat pendant la campagne. Mais il est évident que les chiffres de la délinquance grimpent, l’incivilité foisonne, elle gâche nos vies. Donc, il faut apporter des réponses en la matière. Or, la solution ne peut venir de la seule municipalité. A Clermont, les services de la police nationale sont clairement en difficulté, il leur faut davantage de moyens. Si nécessaire, je forcerai les portes du ministère de l’intérieur pour trouver ensemble des solutions. De son côté, la ville est prête à faire des efforts, à renforcer les brigades et engager dix policiers supplémentaires…”

La Place Delille : “Dans le domaine du réaménagement des grandes places, ce sera la prochaine priorité. Le projet doit inclure à la fois la Place Delille et la Place de Salford. Il sera réalisé pendant le mandat. Par contre, celui concernant Les Salins ne pourra être bouclé durant les six ans à venir.”

Le Tour de France : “Le Tour à Clermont a été une belle fête populaire, j’en suis ravi. J’ai le sentiment qu’elle a apporté un peu de baume au cœur aux Clermontois dans la période que nous traversons. Les retombées économiques ont aussi été importantes, notamment pour l’hôtellerie. Bien-sûr la fête aurait été plus belle dans un autre contexte. Pour l’avenir, nous nous positionnons déjà pour accueillir le Tour féminin. Et j’irai voir bientôt Christian Prudhomme avec une proposition pour 2024. J’aimerais que l’on fête l’anniversaire du duel Anquetil- Poulidor de 1964. L’idée serait d’effectuer une montée du puy de Dôme. Je suis sûr qu’avec de la bonne volonté, nous pourrons surmonter les obstacles.”

 

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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