Mylène Toubani-Bardet, présidente du VBCC, Volley-ball Club de Chamalières, le plus grand club de Volley-ball féminin de la région Auvergne-Rhône-Alpes est très impliquée dans la valorisation du sport féminin au sein de l’association clermontoise Sport Féminin & Co.
Si la valorisation globale du sport féminin est désormais plus marquée, la marge de progression est encore large pour atteindre la parité avec le sport masculin.
“On a un effet bonus sur le sport féminin”
7 Jours à Clermont : Comment et pourquoi Sport Féminin & Co a t-elle été créée ?
Mylène Toubani-Bardet : Le lancement s’est fait durant le Covid. On s’est rendu compte que les clubs, et le sport féminin, étaient encore plus fragiles que les garçons et on a eu besoin de se rassembler. Claude Michy qui connaissait tous les dirigeants des clubs nous a mis autours de la table, en distanciel dans un premier temps et après, on s’est rencontré. On s’est rendu compte que l’on avait énormément de points communs dans nos ambitions, dans nos projets mais aussi dans les difficultés rencontrées.
Du coup la mutualisation apporte vraiment à chaque club et permet de dynamiser l’ensemble du sport féminin.
7JàC : Comment cette dynamique se concrétise-t-elle au quotidien ?
M. T-B : C’est de la communication commune. On a lancé le Pass Féminin qui est, en fait, un coup de cœur, un engagement bénévole, un engagement de soutien du sport féminin et on peut venir voir l’ensemble des matchs (à domicile des clubs adhérents) et après il y a des actions communes réalisées. Cela peut être des soirées-conférences avec des athlètes féminines de haut niveau, sur une cause que l’on soutient, cela peut être les projets qui nous structurent comme une salle de musculation commune, sur un cabinet médical commun sur lequel on travaille actuellement. On se rend compte de l’influence hyper-positive c’est à dire plus d’affluence, plus de soutiens et des performances meilleures dans chacun des clubs. On sème ainsi des petites graines dans les têtes des jeunes demoiselles espérant qu’elles vont se dire “le sport c’est bien, je peux en faire et je peux en faire toute ma vie et à tout âge”.
7JàC : Est-ce que cela fonctionne ? Y-a-t-il désormais plus de monde dans les clubs ?
M. T-B : Il y a un nombre d’inscrits supplémentaires très important. Il y a eu une dynamique positive avec les J.O c’est clair, mais l’effet Sport féminin & Co a un effet positif, un effet bonus sur le sport féminin et sur les demoiselles qui arrivent dans les clubs, on le constate.
7JàC : Sentez-vous que le sport féminin est plus médiatisé, mieux accepté ?
M. T-B : Oui on le sent. Quand on parle sport masculin, il y a une attention pour le sport féminin. Je ne vous cache pas que j’ai toujours mon chronomètre et que l’on est toujours sur du 10%, 20 % maximum de temps médiatique et qu’on arrive pas encore à la parité, mais dans tous les cas il y a une attention. Je pense que les journalistes aussi se disent “ha, il y a du sport masculin, mais c’est vrai que l’on a aussi du sport féminin sur le territoire”.
7JàC : Pourtant les clubs ont déjà atteint de hauts niveaux…
M. T-B : C’est vrai, sur tout le territoire on a du sport féminin tous niveaux et on aussi du haut niveau régional ou national. On a des clubs qui sont sur la plus hautes marche. Deux sont en première division, un club est en seconde division, les autres sont de niveau régional ou national donc oui, on représente chacun à notre façon le haut niveau et on a quand même des athlètes qui sont allées jusqu’aux Jeux Olympiques, jusqu’au championnat du monde. C’est aussi une valorisation du territoire auvergnat et des partenaires qui nous accompagnent.
Valoriser davantage les réussites
7 Jours à Clermont : Que manque-t-il encore aujourd’hui ?
Mylène Toubani-Bardet : Les réussites sont en route, la médiatisation y contribue. Je pense que l’on ne mutualise pas assez les réussites actuelles en se disant c’est normal de performer alors que l’on est pas dans les conditions des garçons, qu’on est pas dans les structurations et je pense que l’on peut davantage valoriser les réussites qui sont incroyables. Je pense aussi qu’il nous manque des ambassadrices. Quand on pense athlète c’est à 90% un homme et pas une femme, donc il faut que l’on raconte des histoires sur ces sportives de haut niveau, les sacrifices, les difficultés mais aussi les méga réussites et les podiums obtenus. Je pense que tout cela est à valoriser.
7JàC : Vous pensez pouvoir accueillir de nouveaux clubs ou même des individuelles ?
M. T-B : L’idée lorsque l’on met les Trophées Marque Auvergne en route, c’est que l’on valorise l’ensemble du sport féminin. Bien sûr, on a du sport individuel et du collectif. On essaie un peu d’être locomotive, d’être les ambassadrices mais derrière, on draine. Donc on met à l’honneur des sports individuels et le territoire car il n’y à pas que Clermont.
7JàC : La valorisation passe aussi par les grands événements comme le Tour féminin…
M. T-B : Complètement. Dans beaucoup de sports on est pas très loin de la parité. On a des grands événement masculins mais si on regarde malheureusement parfois les finales de Coupes de France ou de Championnats, vous avez des images des garçon et pas encore des filles. Donc il faut aussi créer des événements féminins c’est pour cela que chaque année, on propose des rendez-vous un peu différents de valorisation parce qu’il faut des images, des sensations et des émotions pour nous faire grandir.
Lire aussi notre article : Retour du Pass Sport Féminin pour la saison 25-26













Il faut communiquer, mais surtout bien le faire.
Pas plus tard qu’hier, j’ai découvert ce que le badminton pouvait offrir. J’ai pu observer ce que demande en termes d’énergie et de dextérité, la pratique de ce sport. Les échanges peuvent être même assez violents…
Le badminton, c’est Le Volant des Dômes avec 10 équipes, celui d’Aulnat 11, à Chamalières c’est encore 5 et il doit y en avoir d’autres !
Auparavant, chaque début d’année scolaire, les clubs organisaient la rentrée en invitant le public et mettre leurs activités sportives respectives en valeur. Cette année, comme l’année dernière – et à moins que j’aie zappé l’info – mais je n’ai rien vu dans les médias qui indiquaient une telle invitation aux Bughes notamment.
La semaine prochaine sera le temps de participer à la ‘Clermont en rose’, événement qui pourrait passer à une toute autre dimension si les organisatrices, sponsors et surtout la ville, contribuaient à dérouler un certain nombre d’animations en amont du weekend sans attendre le jour ‘J’.
En effet certaines associations communiquent mieux que d’autres…