La C.vélo Box est un garage à vélo new-age situé sur le parvis de la gare SNCF de Clermont dont l’exploitation débute lundi 8 avril 2019. Comparée aux simples racks d’extérieurs ou aux vilaines cages en acier galvanisé de certaines villes, la C.vélo Box offre de nombreux avantages à commencer par la mise à l’abri des vélos qui se retrouvent protégés des intempéries et surtout des vols ou des dégradations. Elle permet à tous les cyclistes de stationner leurs propres vélos (qu’il faut tout de même sécuriser avec un antivol personnel), après avoir souscrit à la boutique C .Vélo, un abonnement allant de 5€ pour un mois à 22€ pour 6. Chaque usager se voit attribué un emplacement numéroté et reçoit une carte d’accès, qui par la suite deviendra une carte multiservice. Au total, la box permet le stationnement de 150 vélos repartis sur deux niveaux, un système de vérins permettant une utilisation relativement facile du rack supérieur.

Une pratique en net développement
Indéniablement, la gratuité de l’abonnement à C.vélo a boosté la pratique du vélo dans l’agglomération clermontoise, le nombre d’utilisateurs de vélos en libre-service étant passé en une année, de 1000 à 11 800 avec plus de 30 000 trajets enregistrés chaque mois. Cette tendance ne va certainement pas s’inverser puisque la gratuité testée depuis avril 2018 est reconduite à minima jusqu’aux prochaines élections. Le succès a d’ailleurs obligé le gestionnaire du parc à revoir ses méthodes tant sur le plan de l’entretien des machines que sur l’alimentation des stations dont certaines sont régulièrement vides.
Mais la pratique ne se limite pas aux seuls vélos en libre service. Les usagers sont de plus en plus nombreux à utiliser leurs propres deux roues d’où l’intérêt de la Box qui permettra un réel développement de l’intermodalité pour les déplacements qualifiés de pendulaires. Le schéma cyclable métropolitain de 31 Million d’€ sur 10 ans (voir notre article du 24 avril 2018 “Clermont change de braquet”) est bel et bien lancé et se retrouve désormais au centre des enjeux, de la prochaine échéance électorale. En effet, désormais, aucun maire ou président de métropole ne peut prendre le risque d’ignorer la problématique environnementale liée aux déplacement urbains et à l’intérêt à porter à tous les modes de déplacement doux qui sont en pleine expansion.

















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