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La République des enchanteurs- film de Fanny Liatard et Jerôme Trouilh.
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L’urbanisme, la ville et l’habitat à la lumière de courts-métrages

En pleine réflexion sur la mutation du quartier Saint-Jacques engagée par la Ville, le Centre Georges Brassens propose, en partenariat avec Sauve qui peut le court métrage, une sélection de cinq films pour permettre aux résidents de se projeter dans leur quartier.

Parmi d’autres missions, le Centre Georges Brassens se consacre aux réflexions urbaines. Pour traiter la question, il programme régulièrement des conférences et des spectacles dans le cadre des Rendez-vous du plateau. Sur cette thématique, lui est venu l’idée de proposer une projection de courts-métrages ayant trait à l’urbanisme, la ville et l’habitat. Il a confié la sélection des films au Festival du Court-Métrage qui, lui-même, intègre cette programmation dans le cadre de Passeur d’images, « un dispositif national qui mène des actions autour du cinéma » précise Jérôme Ters.

Une programmation calquée sur le quartier

Le choix de Jérôme Ters s’est porté sur des “courts” qui traitent de la vie de quartier, dans des univers proches de celui de Saint-Jacques. « Un quartier complexe de l’avis de Jérôme. Avant, il y avait la rue des Liondards avec ses nombreux terrains de pétanque qui ont presque tous disparu. Ces terrains permettaient l’échange et la mixité. Il manque un lieu de vie qui appartienne aux habitants dans un quartier qui a été conçu pour la bagnole. » La programmation va permettre d’évoquer et d’appréhender un espace urbain, appelé à se transformer, sous un angle plus positif que la sempiternelle trilogie du béton, muraille – viaduc – CHU, servie presque systématiquement lorsqu’il s’agit d’évoquer Saint-Jacques. 

Poésie urbaine           

Master of the Classe.

Les films présentés rendent compte de l’espace urbain sous différents aspects: la danse, les relations humaines, la communication entre les habitants ou la diversité des langages qui se transforment et se codifient. Le programme comprend City Paradise de Gaëlle Denis qui a eu le Prix du Public au Festival en 2006. L’histoire d’une Japonaise qui débarque de son pays pour apprendre l’anglais dans une mystérieuse ville secrète souterraine. Gagarine de Fanny Liatard et Jeremy Trouilh évoque la cité à Ivry aujourd’hui détruite. « C’est l’histoire de Youri qui y a vécu toute son enfance et son adolescence et ne veut pas de sa destruction. Il la considère comme un vaisseau spatial qu’il va essayer de faire décoller. » Les deux réalisateurs étaient urbaniste et architecte avant de se consacrer à l’image. Leur film, La république des enchanteurs, Prix Canal + 2016, sera également projeté. Toujours situé dans la cité Gagarine à Ivry, il évoque des femmes émancipées et met en scène un homme qui explique son arrivée en France. Film d’animation,  Tombés du nid de Loïc Espuche traite de l’expression et du langage. Enfin, Master of the Classe de Hakim Zouhani et Carine May met en lumière un professeur des écoles vacataire dans un quartier populaire, avec une classe d’enfants d’origines diverses.. « Tous ces films rendent hommage à cet espace. Un quartier n’est pas un endroit de passage où on vient uniquement pour dormir. On y vit, il s’y passe des choses » estime Jérôme Ters, satisfait de montrer, en la circonstance, une facette heureuse de quartiers souvent décriés. 

Jeudi 8 novembre à 20 h au Centre Georges Brassens, rue Sévigné, à Clermont (quartier Saint-Jacques). Gratuit.

 

Patrick Foulhoux.

 

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