Accueil » Culture » Les échappées belles du Off de Nicéphore
Décembre, texte d'Alexandre Vialatte, illustré par le photographe Luis Tobias.
Culture Vendredi

Les échappées belles du Off de Nicéphore

Parallèlement au festival Nicéphore+, se déroule du 6 au 27 octobre une manifestation off, avec pour épicentre le quartier du Port. Elle met en valeur des photographes auvergnats ou venus de plus loin...

Il y a bien-sûr le festival Nicéphore+, imaginé et conçu par l’équipe de Sténopé. Une biennale constituée autour d’un thème, cette année, celui des migrations. Et puis, à côté ou au-delà, autour ou en marge, s’est implantée une autre manifestation, parallèle, un festival off, qui  ne  se vit pas comme une concurrence mais plutôt un prolongement, un complément. Et peut-être comme une échappée belle, libre comme l’air où l’on multiplie les expériences et les projets collectifs… Le off  accueille ainsi, durant trois semaines, des photographes auvergnats, ou venus de plus loin, professionnels et amateurs, talents émergents ou établis, désireux d’exposer durant cette période où l’image est reine, où elle est multiple.

Un Port d’attache

Photo François Berrué dans le cadre de l’exposition Vialatte.

Si l’événement est bouillonnant, Le Off de Nicéphore, qui s’apprête à vivre sa cinquième édition, va se recentrer cette année autour d’une rue: la rue du Port, à la fois centrale, emblématique, historique et un peu en déserrance quoique pleine de vitalité. « Jusqu’à présent, nous étions un peu à gauche et à droite, un peu partout… Il nous a paru intéressant de concentrer les propositions sur un seul quartier, en exposant dans des lieux publics qui ne sont pas forcément vécus comme des lieux culturels, des magasins, par exemple » souligne Jacques Curtil, l’un des membres de l’organisation. Dix photographes, pour huit sites d’exposition, vont ainsi participer pleinement à ce rendez-vous 2018.

Alexandre Vialatte et Danyel Massacrier

Danyel Massacrier n’est plus. Et l’équipe du off a décidé de lui rendre un hommage en deux volets: deux expos présentées sur l’Esplanade de Notre-Dame-du-Port et au Crédit Mutuel, à l’angle de la Place Delille. « Dans la personnalité de Danyel, ce qui nous a paru le trait dominant, c’est son intérêt pour les autres. Son travail était multiple mais nous nous sommes arrêtés à des photos de personnages en situation ou encore à des portraits » souligne Jacques Curtil. L’autre exposition-phare va mettre en scène, ou plutôt en images, des textes d’Alexandre Vialatte, à partir d’un abécédaire, constitué par Alain Allemand et publié il y a quelques années chez Julliard. Les photographes (une trentaine au total) ont ainsi interprété ou encore illustré, à leurs manières, ces morceaux choisis de l’oeuvre de Vialatte. Bien-sûr, c’est à l’Hôtel littéraire Alexandre-Vialatte (place Delille) que ces photos seront présentées.  Pour le reste, le off de Nicéphore essaimera, dans des boutiques, un bar, un atelier photo, une banque, un magasin d’optique ou encore à l’UFCV, pour autant de regards et de thèmes, de sujets et d’atmosphères, une multitude d’images sans frontière.

Danyel Massacrier au travail.

Un mur en images

Et comme l’événement ne s’embarrasse pas des carcans, il connaîtra aussi une évasion, hors des limites du quartier du Port. Histoire aussi de cultiver ou d’entretenir une habitude. Comme lors des précédentes éditions, il investira ainsi un mur de la rue Clovis-Hugues, du côté du collège de l’Oradou.  » Le mur fait 200 mètres de long et c’est la cinquième fois que nous y accrochons des photos. Lors de la première édition, nous y avions présenté des images réalisées à l’intérieur des trains. Cette année, nous avons travaillé sur le thème des portes et des fenêtres. Ce travail collectif répond bien à l’esprit de notre manifestation  » souligne Jacques Curtil. Une porte pour rentrer, une fenêtre pour s’échapper, un festival off pour observer et imaginer… Le propre de la photo, peut-être?

Le Off de Nicéphore du 6 au 27 octobre.  

 

Un événement présent jusque dans les boutiques de la rue du Port.

 

 

 

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

1 Commentaire

Cliquez ici pour commenter

  • Les commerçants d’Espace-Delille se sont associés à cet événement afin de toucher un public qui ne fréquente pas forcément les lieux culturels conventionnels. Permettre au plus grand nombre de découvrir le talent de ces photographes participe à éveiller des vocations. Merci à 7 jours à Clermont pour cet article qui valorise plus d’un an de travail du Off de Nicéphore et de l’association Espace-Delille.

Sponsorisé

Les infos dans votre boite