« Je ne reconnais pas la ville que j’ai quittée il y a quelques années » m’avouait récemment une amie, de retour en Auvergne après une carrière dans le Midi de la France. Une autre m’indiquait qu’elle n’osait plus rentrer seule le soir à pied. Ces réflexions pourraient témoigner d’un « sentiment d’insécurité » que l’on a longtemps voulu vendre ici comme ailleurs. Sauf que les chiffres et plus encore les faits témoignent de la montée d’une extrême violence clermontoise. Après une série d’homicides intervenue depuis le début de l’année, la nuit de mardi à mercredi a constitué un paroxysme en la matière : plusieurs maisons ont ainsi été incendiées dans la périphérie, des coups de feu ont été tirés rue du Torpilleur Sirocco et le corps calciné d’un homme a été retrouvé à l’arrière d’une voiture à Croix-Neyrat. Sans que l’on sache, à l’heure actuelle, si ces événements sont liés.
Vous avez dit « apaisée »…
Nul, désormais, ne peut se voiler la face, faire l’autruche, relativiser ou botter en touche. Dans une récente interview, le maire de Clermont lui-même reconnaissait cette inquiétante dérive. Et les médias nationaux font désormais état de cette dégradation brutale de la situation. Il y a mieux comme image pour une ville qui se veut « apaisée ».
Le pire dans cette séquence serait que les uns et les autres, en priorité l’État et la ville, tentent de se refiler la patate chaude et de faire porter le chapeau à son partenaire institutionnel…. Les réponses, qui ne seront pas forcément des solutions, doivent de toute évidence être coordonnées, structurées, en profondeur et en permanence. Sans tabou, ni répit. Sans idéologie, ni naïveté.
Violence ordinaire
Le narcotrafic, porté par des réseaux criminels, est sans doute le facteur-clef de cette situation. Mais il n’est pas le seul : la montée de l’incivilité, le recours aux armes blanches, les rixes sont hélas des réalités ordinaires et quotidiennes. Et personne n’en est désormais à l’abri.
La violence sera à coup sûr l’un des thèmes majeurs de la prochaine municipale avec quelques questions comme l’armement de la police municipale, la généralisation de la vidéo, la présence des forces de l’ordre sur des terrains hostiles. Et l’élection locale ne fera que préluder le débat national qui ne manquera pas de marquer les prochaines présidentielles.









Mais où est donc passé le Clermont de nos années lycée ???
Là ça devient carrément inquiétant et il y a des années, je n’aurais jamais imaginé des faits pareils dans notre si belle et chargée d’histoire,ville de Clermont que j’adore.
Malheureusement ce n’est pas uniquement le sort de Clermont, ce phénomène de violence et de haine a tendance à se propager à tout notre beau pays et ça m’affecte énormément.