L'Essentiel
Sa visite, perçue comme une courtoisie, devrait aborder des sujets comme la mise en service des rames Oxygène sur la ligne Clermont-Paris et les hausses tarifaires des billets Intercités.
Il est probable que cette rencontre n'apporte que peu de réponses concrètes sur les préoccupations des usagers, tout en réaffirmant l'importance du centre de la France pour la SNCF et l'État.
Jean Castex, ancien Premier ministre, puis patron de la RATP et désormais à la tête de la SNCF, a programmé un déplacement à Clermont le 17 décembre prochain. Il avait promis cette visite en octobre lors de son audition par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, ajoutant que pour un président de la SNCF, un déplacement vers la capitale auvergnate est un « grand classique ».
Après la venue de plusieurs ministres chargés des transports et plusieurs présidents de la société nationale, que va bien pourvoir raconter Jean Castex ? On ne voit pas trop, à part confirmer ce qui est déjà annoncé, à savoir, que les délais devraient être tenu pour la mise en service des rames Oxygène sur la ligne Clermont-Paris et qu’en décembre 2027, les dernières rames Corail disparaîtront sur cette desserte.
Visite diplomatique pour Jean Castex ?
Si on peut imaginer que cette visite sera une sorte de visite de courtoisie destinée à calmer les esprits, il ne coupera vraisemblablement pas aux questions sur la « robustesse » de la ligne durant encore deux ans, ni sur celle du gel des tarifs alors qu’en 2025, le prix des billets Intercités a plus augmenté que celui des TGV, un comble pour une ligne qui va de moins en moins vite. Jean Castex aura sans doute une ou deux réponses dans sa besace pour ce qui est du fonctionnement, en revanche pour les tarifs, il ne pourra que répéter que les décisions reviennent à l’État actionnaire, qui à la charge des TET, Trains d’Équilibre du Territoire.
Même argument sans doute, pour la question qui ne manquera pas d’être posée, soit par des élus ou par la presse, sur le dossier du moment, le passage de la ligne Lyon-Bordeaux par Massy et non par le Massif central.
En dehors d’être un acte diplomatique, cette visite risque bien d’être une énième prise de parole pour pas grand chose hormis rappeler que ni la SNCF, ni l’État qu’il connaît très bien, n’oublient pas le centre de la France… dont act !











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