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Jean Anglade. Extrait de "Jean Anglade: mon héritage".
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Jean Anglade: les chapitres en images

Yves Courtalhiac et Didier Blandin consacrent un beau film documentaire à l'écrivain disparu en 2017. "Jean Anglade, mon héritage" est d'abord un hommage rendu à cet homme qui a traversé le XXe siècle et un peu plus.

Comme le monde a changé en précisément 102 années. D’un monde à feu et à sang, au milieu de la première guerre mondiale, à cet univers hyper-technologique et désincarné de la première partie du XXIe siècle. Le temps de Jean Anglade s’est ainsi écoulé entre le 18 mars 1915 et le 22 novembre 2017. Un temps comme des pages et des années comme autant de livres publiés pour cet auteur insatiable, obsessionnel, attaché à ses racines auvergnates mais pas seulement. En effet, avant d’ancrer solidement ses romans à sa terre d’origine, Jean Anglade vécut sa « période bleue », écrivant des ouvrages à résonance sociale, situés généralement dans des pays étrangers . L’immeuble Taub, publié en 1956, en fut le point d’orgue. « Le succès rencontré par « Une pomme oubliée », en 1969, roman qui fut adapté pour la télévision, a marqué un tournant dans ma carrière » convenait l’écrivain.  Dès lors, l’ancien professeur d’italien au Lycée Blaise-Pascal devait se consacrer à la littérature dite régionaliste, travaillant chaque jour dans le bureau de sa maison à Ceyrat. Pourtant, Jean Anglade réfutait cette étiquette. « Je me définis avant tout comme un écrivain humaniste » aimait-il à dire.

Extrait de « Jean Anglade: mon héritage ».

Dans le sillage de l’auteur

L’écrivain a marqué son territoire et le personnage, pétri de foi et traversé par les doutes, n’a pas laissé indifférent ceux qui l’ont rencontré. Tels Yves Courtalhiac et Didier Blandin qui, aujourd’hui, lui consacrent un documentaire de 52’, Jean Anglade, mon héritage, quelques années après un premier film dédié plus particulièrement à l’enfance de l’auteur. Les deux réalisateurs ont suivi Jean Anglade au cours de ses dernières années d’existence. « Il s’est beaucoup raconté au travers de ses livres. Nous voulions, malgré tout, mieux faire connaître l’homme, avec l’idée de conserver sa mémoire » explique Yves Courtalhiac. Au fil des images, Jean Anglade apparaît ainsi à Thiers, la ville où il a passé son enfance, à Ambert, au sommet du puy de Dôme ou encore au Chambon-sur-Lignon, sur les traces de quelques-uns de ses livres. Et on le retrouve, bien-sûr, dans sa maison, où il a longuement vécu avec son épouse dont la disparition le laissa désemparé.

La mémoire sauvegardée   

Le Crédit Mutuel Massif Central a soutenu la réalisation de ce film mémoriel. « Notre banque coopérative territoriale créé une fondation nationale dont les quatre piliers seront la musique et le sport, l’environnement, la recherche contre le mélanome et, également, la lecture. Dans ce cadre, il était naturel que nous soutenions ce projet. Jean Anglade n’a-t-il pas été un merveilleux ambassadeur de la lecture ? » explique Frédéric Ranchon, le président du Crédit Mutuel Massif Central. D’autres partenaires, le Département, la Région et Logos FM, ont apporté leur contribution. « Au-delà de la diffusion dans les magasins spécialisés, à partir du 25 novembre, notre volonté est d’amener le DVD dans les écoles, dans les médiathèques, dans les villes et les villages » précise Yves Courtalhiac.

Jean Anglade laisse une centaine d’ouvrages, depuis Le chien du seigneur (1952) jusqu’à Le grand dérangement (2015). A leur façon, Yves Courtalhiac et Didier Blandin rendent aujourd’hui un bel hommage à « un ami de 100 ans« .

« Jean Anglade: mon héritage ».

 

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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