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"Le Mans 66": l'armada Ford à l'assaut des 24 Heures...
Culture

Cinq films à la une

Un film de Polanski est toujours un événement. Le long-métrage qu'il consacre à l'affaire Dreyfus sera mercredi 13 novembre sur les grands écrans. Où l'on découvrira aussi "Le Mans 66" qui revient sur le duel d'anthologie entre Ford et Ferrari dans la plus grande course d'endurance au monde.
« J’accuse ».

Au vu de la filmographie du metteur en scène, un long-métrage de Roman Polanski constitue toujours une forme d’événement cinématographique. Lorsque le réalisateur de Rosemary’s Baby, de Tess et de Chinatown s’attaque à l’affaire Dreyfus, le moment devient plus attendu encore. L’affaire qui déchira la France durant douze ans, entre 1894 et 1906, est ici racontée du point de vue du Colonel Picquart. Celui-ci, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. Il n’aura alors de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Dreyfus. Dans J’accuse, Roman Polanski a souhaité traiter l’histoire davantage comme un film d’espionnage plutôt qu’un drame en costumes. Il s’est entouré de Jean Dujardin, Louis Garrel et Emmanuelle Seigner pour interpréter les principaux personnages. La fameuse affaire a déjà fait l’objet de plusieurs long-métrages signées par Richard Oswald (1930), F.W. Kraemer et Milton Rosmer (1931) ou encore José Ferrer (1957).

L’âme de la Bourgogne

« L’âme du vin ».

On connaît L’âme du vin , poème de Charles Baudelaire.Très loin de l’inspiration du grand poète, Marie-Ange Gorbanevsky signe un documentaire du même nom, en s’attachant à la fois à la terre et aux hommes qui font naître des vins exceptionnels. Aimant mettre en valeur des lieux, la réalisatrice a choisi la Bourgogne pour y puiser de belles images et y faire des rencontres marquantes. « Pour moi, les vins de Bourgogne ont un lien avec l’art médiéval que j’aime tant. Ces grands vins datent du Moyen-Âge… Il y a aussi là-bas un rapport à la terre, à la vigne et au vin qui m’a beaucoup touché » explique-t-elle. Romanée-Conti, Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny, Meursault, Volnay…quelques noms prestigieux qui marquent ce long-métrage. Un film que les amateurs de vin dégusteront sans doute comme on apprécie une bonne bouteille.

Réalisateur de l’intime

« Le bel été ».

Robert, Simon et Sophie vivent au bord de la Manche et leur quotidien est rythmé par les habitudes. L’arrivée de Nessim va changer l’ordre ordinaire des choses. Il sera suivi d’enfants que la situation politique de l’Afrique menace. Tous ont traversé la Méditerranée pour se réfugier en France. Ils vont vivre tous ensemble en Normandie le temps d’un été. Avec Le Bel Eté, Pierre Creton se défend d’avoir voulu signer un film politique ou à message. Il se revendique davantage comme « un réalisateur de l’intime».  « Entre l’espace de la rencontre et celui de l’engagement, il y a l’espace de l’amitié » affirme-t-il.

Une fleur vraiment pas comme les autres

« Little Joe ».

A mi-chemin de la science fiction et  du drame, Little Joe de Jessica Hauser met en exergue les dangers de la recherche et d’une science non contrôlée. Ce qui est souvent le cas dans un domaine où le principe de précaution n’existe pas ou peu. Phytogénéticienne chevronnée, Alice travaille pour une société spécialisée dans le développement de nouvelles espèces de plantes. Elle a conçu une fleur remarquable tant pour sa beauté, sa couleur rouge vermillon que pour son intérêt thérapeutique. En effet, si elle est précautionneusement soignée et bichonnée, le précieux végétal rendrait son propriétaire heureux. Ça n’est donc pas une mince affaire…Pourtant, peu à peu, Alice va être saisie par les doutes. Sa fleur est-elle aussi inoffensive qu’elle en a l’air? Probablement pas, sinon l’histoire n’aurait guère d’intérêt…

Sur la grille de départ

Les amateurs de films fantastiques pourront faire un tour dans les forêts suédoises à la faveur de Koko-Di Koko-Da de Johannes Nyholm. Un couple part camper en pleine nature afin de surmonter les problèmes qu’il traverse. Mais, au beau milieu des bois, les fantômes du passé vont resurgir. Et l’on se doute que les deux personnages vont regretter leur escapade… Quant aux passionnés de sport mécanique (mais après tout cela rime avec fantastique), ils se rendront sûrement dans les salles obscures pour se positionner sur la grille de départ de Le Mans 66. L’histoire nous ramène à l’âge d’or de la plus célèbre course d’endurance au monde. Au milieu des années 60, Henry Ford II entend remporter les 24 Heures et damer le pion à Ferrari. Il délègue alors au visionnaire Carrol Shelby la responsabilité de concevoir la voiture susceptible de s’imposer dans la Sarthe. Le réalisateur James Mangold s’attache en particulier au couple sportif et mécanique que formait Shelby et son pilote d’essai britannique Ken Miles.

« Le Mans 66 ».

« Quelque chose de profondément analogique, réel et brut »

« Aujourd’hui, l’action au cinéma se veut généralement spectaculaire et renforcée par des effets numériques. J’ai voulu, au contraire, quelque chose de profondément analogique, de réel et de brut. Je désirais montrer ce qu’il y a de séduisant dans ces bolides, la mécanique, les moteurs, le danger. Ces hommes roulaient à plus de 300 km/h, coincés dans une fine coquille d’aluminium autour d’une piste. C’était un vrai miracle qu’ils aient une telle audace, un miracle qu’ils survivent dans de telles conditions » explique le réalisateur. Trente huit ans après le fameux Le Mans de Steve Mac Queen, cette nouvelle grosse production consacrée à la grande épreuve française réunit Matt Damon et Christian Bale. Au contraire du film de Mac Queen, Le Mans 66 a été essentiellement réalisé aux Etats-Unis, en Géorgie. A la fin de cette histoire (vraie), Ford remporta, en 1966, une édition pluvieuse des 24 heures, avec l’équipage Chris Amon- Bruce Mac Laren. Ken Miles termina deuxième avec son co-équipier Denny Hulme. Il se tua quelques semaines plus tard sur le circuit américain de Riverside.

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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