L'Essentiel
Au printemps, Bony avait été désigné tête de liste pour les élections municipales de 2026 après un accord avec Galpier, mais la situation a rapidement évolué vers des tensions internes, Galpier dénonçant une dérive vers le macronisme.
L'union des droites et du centre à Clermont, qui semblait prometteuse, s'est effritée en quelques mois, rappelant qu'une telle collaboration a rarement réussi dans le passé, seul Valéry Giscard d'Estaing ayant réussi à établir une union en 1995.
Au printemps dernier, l’image était belle… le duo posait sur la place de la Victoire, un lieu qui n’avait pas été choisi par hasard, car en politique, on aime bien les symboles. Fin avril, le parti, Les Républicains avait désigné officiellement Julien Bony comme tête de liste pour les élections municipales à Clermont en 2026. Cette désignation faisait suite à une concertation avec Sébastien Galpier, vice président du Conseil Départemental LR, qui avait accepté de « s’effacer » expliquant qu’il avait été convaincu par les arguments mis en avant et qu’il accordait sa confiance à son camarade.
L’union a fait long feux
Durant l’été, Julien Bony avait clairement joué l’ouverture pour une union de la droite et du centre, faisant entrer dans la partie Alexis Blondeau, pilote Renaissance et conseiller municipal durant l’été et plus récemment Daniel Mathat du Parti Républicain 63.
En 3 mois à peine, sous les UV d’un été trop ensoleillé, le vernis de surface s’est craquelé, puis effrité, laissant entrevoir que, sous la fine couche, la belle entente était sérieusement fissurée. Sébastien Galpier vient d’annoncer qu’il ne soutient plus Julien Bony dénonçant « la dérive d’une union qui sous couvert de rassemblement, s’apparente de plus en plus à une liste de soumission au macronisme » et évoquant « une ambiance délétère ». Dans la foulée Julien Bony a annoncé qu’il prenait acte « du choix personnel de Sébastien Galpier de se détacher de cette démarche collective » ajoutant « l’élection municipale ne doit pas devenir le théâtre des ambitions personnelles ni des querelles d’égo ».
Seul VGE , il y a trente ans
L’union des droites et du centre pour le premier tour, est un concept qui a décidément bien du mal à s’imposer dans la capitale Auvergnate. Cette année, le collectif semblait crédible et stable, en façade tout du moins, mais cela n’aura duré qu’un trimestre. Tous les 6 ans, le scénario se reproduit façon L’histoire sans fin. Par le passé, seul Valéry Giscard d’Estaing avait réussi ce qui s’apparente désormais à une prouesse politique. C’était en 1995, il y a 30 ans, mais cette belle entente n’avait pas suffi pour faire tomber le bastion socialiste clermontois.
Sébastien Galpier va-t-il retourner à ses affaires départementales ou va-t-il aborder la bataille pour la mairie de Clermont autrement ? Pour l’instant, il annonce prendre « le temps de la consultation et de la réflexion » ajoutant qu’il a la certitude qu’il va continuer à « servir les Clermontois en élu de terrain »…









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