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Campagne la Drogue tue (c) Ville de Clermont Fd
Campagne la Drogue tue (c) Ville de Clermont Fd
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La ville de Clermont va lancer la campagne « La drogue tue »

À partir du 19 novembre la ville de Clermont va afficher une campagne de sensibilisation à la consommation de drogue et aux addictions. L'objectif, faire comprendre aux consommateurs qu'ils mettent leur santé en danger mais aussi qu'ils sont des acteurs favorisant le narcotrafic.

Mercredi 19 novembre, 100 affiches vont fleurir sur le réseau d’affichage urbain Decaux de la ville de Clermont. La municipalité a décidé d’afficher durant 3 semaines, une campagne de communication destinée à sensibiliser les habitants de la métropole aux problèmes liés à la consommation de drogue et aux addictions. Affichettes, flyers et publications sur les réseaux sociaux compléteront l’affichage.
Le message « La drogue tue » est évidemment a double sens car il s’adresse aux consommateurs, tant sur le plan de la santé que sur le plan de la sécurité.
La sécurité justement, est un des sujets récurrents dans la campagne électorale qui débute. Faut-il voir dans cette campagne, un coup de communication à quelques mois du scrutin ? Le maire s’en défend, rappelant que son mandat de maire n’arrive à échéance qu’en mars prochain et que d’ici là, il continue à travailler sur les dossiers qui animent la ville, celui du trafic et de la consommation de drogue étant particulièrement prégnant.

Un problème aujourd’hui très massif, très démocratisé

Pourquoi lancer cette campagne ? Était-ce devenu nécessaire ?
La question de la drogue à Clermont a pris des proportions invraisemblables. On a beaucoup parlé, beaucoup évoqué, les questions de sécurité, les questions de police, les questions judiciaires mais nous, on a souhaité rappeler que la drogue c’est aussi énormément de consommateurs, c’est donc un problème de santé publique, d’addictologie. C’est aussi la question des gens qui contribuent à cette violence endémique dans notre espace public et on a voulu sensibiliser les usagers, les citoyens à cette question de la drogue, à renvoyer vers un numéro de prévention national, à rappeler les projets de sensibilisation  que l’on met en œuvre avec nos équipes. On ne se contente pas de la répression, on est aussi sur les questions en amont d’addictologie et de santé publique.

Fallait-il palier au manque de campagnes nationales ?
Il ne vous aura pas échappé que sur la question de l’alcool, depuis plus de trente ans, les pouvoirs public nationaux ont fait des campagnes sur les dégâts de l’alcool et on peut estimer que cela a certainement participé aux résultats puisqu’il y a une baisse de 25% de la consommation. Mais en réalité, il n’y a jamais eu de campagne de ce type pour la drogue, peut-être parce que jusqu’à présent on considérait que c’était suffisamment peu développé ou que cela ne concernait qu’une petite partie de la population. Sans doute ne fallait-il pas le rendre le problème visible, mais en réalité on découvre qu’il est aujourd’hui très massif, très démocratisé au regard du prix de la drogue et avec des gens qui sont concernés de plus en plus jeunes. Nos infirmières scolaires nous rappellent que les élèves de CM2 sont déjà très informés, connaissent bien le sujet.

Tous les âges, toutes les catégorie socio-professionnelles

Des quartiers particuliers seront-ils ciblés ?
Non on va être partout… où il y a d’abord de la circulation puisque c’est une campagne d’affichage, peut-être, aussi, là où il y a des potentiels consommateurs, autours des lycées, autours de certains points… mais on ne va pas contenter de les mettre prêt des points de deal. Ce n’est pas ça qui est important, ce qui l’est, c’est que tous les habitants de la métropole puissent les voir, donc on va afficher sur les grands axes.

Quels sont les publics visés par cette campagne ?
Ce sont des étudiants, des retraités, des pauvres, des riches, des gens qui ont une situation sociale très affichée, des gens que l’on connaît, qui ont des responsabilités professionnelles dans plein de secteurs, et c’est ça le drame. Beaucoup pense que c’est récréatif que cela permet d’être meilleur au travail, que cela donne plus de force. Il faut mettre fin à tous ces imaginaires, rappeler dans quel état on est ensuite quand on devient dépendant… et donc moi, je m’adresse à tout le monde. Quelques fois, le maire que je suis, s’étonne sur les réseaux sociaux de voir certains dire tout le mal qu’ils pensent de la politique sécuritaire alors que je sais par ailleurs que de façon récréative, ils peuvent être consommateurs de cette drogue. Cette affiche me permet de dire à tout le monde que c’est une responsabilité collective.

Lire aussi notre article : Sécurité à Clermont : pour Olivier Bianchi, toute la société doit évoluer

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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