Les habitants de Clermont Ouest viennent de recevoir un courrier signé du maire à propos de l’installation dans leur quartier, il y a quelques mois “d’activités d’alimentation générale avec vente d’alcool et fermeture tardive” autrement dit d’épiceries de nuit. L’édile souhaite attirer l’attention sur le nuisances engendrées par ce type d’activité tout en rappelant son attachement à trouver le meilleur équilibre entre la tranquillité publique et l’activité économique.
Dans les quartiers où sont déjà installés des commerces similaires, les riverains et les forces de l’ordre font remonter régulièrement des problèmes comportementaux avec des phénomènes d’attroupement en soirée, des comportement inappropriés dus à la consommation d’alcool, des incivilités, des nuisances sonores et du stationnement automobile anarchique.
Le double arrêté étendu géographiquement
Ce sont justement les problèmes comportementaux qui avaient conduit la préfecture du Puy-de-Dôme et la ville de Clermont à publier en mai 2025 un double arrêté, toujours en application, interdisant la vente d’alcool à partir de 20 heures et imposant la fermure des épiceries de nuit à 22 heures dans les quartiers Fontgiève et Charras, ce dernier étant, de plus, gangréné par le narcotrafic.
Ce double arrêté va être également déployé en ce début d’année dans le secteur ouest car les nuisances habituelles liées à ce type de commerce ont déjà été constatées.
Le pouvoir des copropriétaires
Par ce courrier, le maire a tenu a rappeler que la liberté d’entreprendre est un principe général à valeur constitutionnelle. S’il implique le droit de créer et d’exercer librement une activité économique dans le domaine de son choix, les copropriétaires immobiliers ont, malgré tout, un droit de regard et un pouvoir de contrôle sur le type d’activité qui s’installent dans leurs immeubles.
Le levier se trouve dans le règlement obligatoire de la copropriété. Si il comporte une clause “d’utilisation bourgeoise” afin de garantir le calme à tous les résidents, ces derniers peuvent s’opposer à l’installation de commerces comme les épiceries de nuits, qui potentiellement peuvent générer des nuisances.
Si le règlement ne comporte pas cette clause, il peut être modifié à la demande du syndicat des copropriétaires lors d’une assemblée générale. Il faut cependant savoir que la modification est soumise à des règles de majorité, doit être rédigée par un professionnel et entraîne des frais.













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