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Palais de l'Élysée / Photo Ron Przysucha Wikipédia DP
Palais de l'Élysée / Photo Ron Przysucha Wikipédia DP
Edito

Constat d’échec

« C’est grave docteur ? ». Oui, c’est pire que prévu. L’état de la France à l’avant-veille d’élections présidentielles incertaines ne manque pas d’inquiéter.

À force d’enfouir les vérités sous le tapis, de retarder les échéances ou de faire semblant d’ignorer les problèmes, à force d’appliquer des recettes qui ne sont jamais des solutions, de donner des leçons au monde entier sans jamais résoudre les problèmes internes et de privilégier la forme au fond, la communication à l’action …. A force de faire semblant plutôt que de se retrousser les manches ; à force de sacrifier le long terme à des intérêts immédiats, de refuser les évidences pour mieux valoriser sa propre image, de repousser les réformes ou les décisions aux calendes grecques. À force d’incohérences et parfois d’incompétence, le bateau ne pouvait que prendre l’eau.

Vaste panorama

Chaque semaine apporte hélas de nouvelles informations sur l’état actuel de la France, de nouvelles démonstrations explicites de son déclin voire de sa faillite. Au sujet du montant astronomique de sa dette (qui engage plusieurs générations), des dépenses de l’État qui n’ont cessé de filer ; sur la situation de son enseignement, de ses hôpitaux ou de sa justice, sur l’appauvrissement de sa population et notamment de la classe moyenne, sur la surabondance néfaste de normes, de règles, de lois, sur la violence grandissante de la société, sur la division de sa population et son pessimisme ambiant.

C’est comme si une illusion, sciemment entretenue, s’évanouissait à l’heure où le Chef de l’État s’apprête à quitter l’Elysée. Il tentera évidemment de minimiser sa responsabilité dans l’indéniable déclin français. « Nous avons fait pour le mieux dans un contexte délicat. La situation internationale ne nous a pas aidés ; sans nous, les choses eurent été pires ». Nos responsables politiques ne connaissent pas le mea culpa.

2017-2026

Il faut bien reconnaître que le processus de régression ne date pas d’aujourd’hui, qu’il résulte de plusieurs décennies de laxisme et d’aveuglement, de défaillance ou de laisser-aller, d’impuissance et d’inefficacité. Mais tout de même que de chemin parcouru sous les deux mandats d’Emmanuel Macron, l’homme qui voulait incarner le renouveau. Son héritage se révélera comme un lourd fardeau à traîner pour son successeur quel qu’il soit…

Marc François

Marc-Francois / Photo Fanny Raynaud
Photo Fanny Raynaud
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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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