Lycéen puis étudiant à l’Université de Clermont en philosophie mais aussi dans la filière Métiers du livre, David Ducreux Sincey s’est assez vite échappé d’Auvergne pour embrasser une carrière professionnelle dans le milieux de l’édition à Paris. Pour autant, il n’a jamais vraiment coupé les ponts avec Clermont et après avoir passé de nombreuse années immergé au cœur de la bouillonnante création littéraire, il était temps pour lui de retrouver la quiétude du centre de la France et de s’installer dans une nouvelle vie. De retour dans la capitale auvergnate, le voilà aujourd’hui, secrétaire général du prix Alexandre Vialatte, commissaire du Salon du livre de Royat-Chamalières mais aussi écrivain. Cette nécessité d’écrire n’est pas une révélation tardive générée par sa présence aux côtés des stars des rentrées littéraires, bien au contraire, il l’avait enfoui en lui depuis fort longtemps, très discrètement.
Un ami manipulateur et toxique
David Ducreux Sincey est enfin passé de l’autre côté du miroir avec la publication de son premier roman La loi du moins fort, une des révélations de la très fournie rentrée littéraire de janvier. Caractérisé par son auteur comme “initiatique”, ce roman dénué d’informations sur le temps ou l’espace est une invitation à suivre le parcours d’un enfant qui va vivre dans le sillage d’un ami d’enfance capable de réaliser ce qui lui semble hors de portée. L’enfant devenu grand, deviendra l’homme à tous faire de son ami, lui même passant du statut de professeur à celui de complice à la fois manipulateur et toxique. Les tranches de vies parfois livrées avec humour et rugosité par le narrateur permettent l’exploration d’une existence hésitant entre soumission et désir de liberté, liberté que tout enfant imagine un jour ou l’autre pouvoir acquérir en tuant ses parents.
David Ducreux Sincey présentera son roman La loi du moins fort, paru aux éditions Gallimard, vendredi 17 janvier de 19 à 21h à la Librairie les Volcans, boulevard Mitterrand à Clermont, au cours d’une rencontre suivie d’une séance de dédicaces.













Commenter