Accueil » Environnement » Convention « départementale » autour de la qualité de l’eau
L'eau, un enjeu majeur du XXIe siècle- photo D.R.
Environnement Vie publique

Convention « départementale » autour de la qualité de l’eau

Le Département et l'Agence de l'eau Loire-Bretagne ont signé une convention dont l'objectif est l'amélioration de la qualité de l'eau dans les trois ans qui viennent. Les enjeux sont multiples...

En cet été où les événements liés aux questions écologiques se sont téléscopés, la question de l’eau a rappelé son urgence. « C’est un sujet crucial, vital qui induit, en filigrane, un grand nombre de problématiques, comme la qualité de l’eau, son assainissement et aussi la biodiversité et les espaces naturels sensibles » rappelle Jean-Yves Gouttebel, le président du Conseil départemental. La qualité de l’eau et des milieux naturels font, en tous cas, l’objet d’une convention signée pour trois ans entre le Département et son Agence Départementale d’Ingénierie Territoriale (ADIT 63), d’une part, et l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, d’autre part. Etablissement public administratif, l’agence (elles sont six en France) perçoit des redevances auprès des usagers, met en oeuvre et participe à des politiques publiques, avec pour objectif la réduction des pollutions et la protection des ressources en eau et des milieux aquatiques.

Un objectif difficile à atteindre

Photo D.R.

La convention 2019-2021 s’inscrit autour d’enjeux majeurs. Le premier, déterminant, est l’amélioration de l’état écologique et physio-chimique des masses d’eau. « Concrètement, les directives nous imposent d’atteindre un bon état en 2027. Pour sa part, le SDAGE indique un objectif intermédiaire pour 2021: 60% des masses d’eau du département devraient être en bon état, selon des critères extrêmement précis. Or, il faut savoir qu’aujourd’hui, on se situe à un chiffre d’environ 30%. Clairement, l’objectif paraît impossible à atteindre en trois ans. Pour autant, nous nous trouvons devant une obligations d’action, de moyens et de résultats » souligne Jean-Pierre Morvan, directeur de la délégation amont de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne. Dans ce but, l’agence prévoit d’augmenter ses efforts dans les années à venir, de financer des travaux sur les systèmes d’épuration et sur les équipements d’eaux usées avec les collectivités. « Or il se trouve que l’essentiel de la compétence technique se trouve dans les services du département » explique Jean-Pierre Morvan. Au-delà des enjeux strictement écologiques se retrouvent les problématiques de l’eau potable, des traitements de l’eau brute ou encore du rendement des réseaux, un sujet sur lequel le bat blesse dans le département. « Dans le domaine du rendement des réseaux, le Puy-de-Dôme est le département le moins performant de tout le bassin Loire-Bretagne » indique le représentant de l’agence. La vétusté du réseau, souvent construit dans les années 60, le caractère rural du département et l’habitat diffus en zones de montagne expliquent en grande partie cette caractéristique.

Deux lacs dans le viseur du Département

Apportant son assistance et son expertise aux collectivités, le Département entend bien être un acteur majeur dans les problématiques locales de l’eau. En 2019, 746.227 euros ont ainsi été injectés dans ce domaine, dont environ la moitié a été couverte par la subvention provenant de l’Agence de l’eau. « Le sujet est si important que l’on ne peut avancer qu’ensemble, en équipe, en partenariat » affirme Jean-Yves Gouttebel. Si la collectivité est attentive à la qualité des rivières, des cours d’eau en général, elle s’intéresse évidemment aussi aux lacs, élément précieux du patrimoine naturel. L’achat de deux lacs emblématiques est actuellement à l’ordre du jour et pourrait aboutir dans les mois qui viennent. Le Lac du Guéry (aujourd’hui propriété d’EDF) et celui de Servières (qui appartient à Michelin) pourraient rejoindre le giron départemental, au titre des Espaces Naturels Sensibles. Un dossier à suivre…

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

Commenter

Cliquez ici pour commenter

Sponsorisé

Les infos dans votre boite