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Julien Chaffard, directeur de la Classic Racing School / Photo 7 Jours à Clermont
Julien Chaffard, directeur de la Classic Racing School / Photo 7 Jours à Clermont
Économie Sports

Classic Racing School, une success-story depuis bientôt 10 ans

Première école de pilotage vintage au Monde, la Classic Racing School, basée sur le circuit de Charade démontre depuis bientôt 10 ans la pertinence de son concept. Rencontre avec son directeur Julien Chaffard

L'Essentiel

La Classic Racing School, fondée en 2016 sur le circuit de Charade, est la première école de pilotage vintage au monde, attirant une clientèle internationale avec 40% de clients étrangers.

Julien Chaffard, son directeur, évoque l'expansion de l'école au-delà de Charade, en proposant des stages itinérants et en participant à divers événements comme le Tour Auto et le Mans Classic.

Pour l'avenir, l'école prévoit de développer des stages de pilotage sur glace, des compétitions encadrées et de créer une structure mobile pour se déplacer sur différents circuits, tout en conservant Charade comme son cœur d'activité.

En assistant au Trophée des volcans ce weekend à Charade, certains amateurs auront peut-être envie de prendre le volant d’une monoplace à l’ancienne. Pour cela, ils pourront s’adresser à la Classic Racing School, l’école de pilotage basée sur le circuit auvergnat qui propose de se glisser dans le baquet d’une Crosllé, monoplace anglaise typique et de ressentir les sensations des pilotes des années 60.
La Classic Racing School, créée en 2016 a été la première au monde à proposer des stages de pilotage vintage à partir de 2017. Le succès a été immédiat et ne s’est jamais démenti depuis. Aujourd’hui l’école poursuit son développement et se diversifie en sortant du circuit de Charade comme nous l’a confié son directeur créateur, Julien Chaffard,  lors d’une manifestation organisée à Magny-Cours dans la Nièvre.

40% de clientèle étrangère

7 Jours à Clermont : Que fait la Classic racing School, ici dans la Nièvre ?
Julien Chaffard : Au delà de Charade maintenant, on a une offre, qui n’est pas publique, mais qui permet d’inviter les clients fidèles de l’école qui sont de plus en plus nombreux à découvrir d’autres circuits avec une structure mobile. Ici par exemple, on est à Magny-cours avec une semi remorque et on a amené 8 voitures, certaines de l’école, d’autres privées que l’on gère en dehors de l’école. Mais Charade reste le point central de l’école car c’est notre circuit de cœur et c’est celui où l’on amène le plus de personnes à vivre l’expérience historique dans la cadre qu’il propose.

7JàC : Qui sont les clients de la Classic Racing School ?
J.C : On a des clients qui viennent de partout, 60% de France, 40% de l’étranger, États-Unis, Japon, Brésil, Belgique. Ils viennent de partout mais la majorité reste en général européenne. Après on a des entreprises, des groupes privés, des clubs. Par exemple en mars dernier, un entreprise de Malte est venu 4 jours. Les participants ont fait Malte-Rome-Lyon-Clermont pour venir voir ce que l’on fait. On a donc à la fois cette clientèle de passionnés qui reste le cœur du projet et on a de plus en plus une clientèle d’entreprise qui cherche des choses super exclusives, très différentes pour leur clients, pour le coup des gens qui ne sont pas initiés à l’automobile classique.

7JàC : Vos voitures et vos clients ont désormais besoin de nouveaux terrains de jeu ?
J. C : On développe une offre itinérante et l’on participe de plus en plus à des événement grand public comme Le Classic Festival à Nogaro, ou les Classic Days à Magny-Cours. On a aussi une partie compétition où l’on engage des voitures au Tour Auto, Au Mans Classic, comme en juillet prochain où l’on tournera avec une Lotus Elite. On se sert aussi de ce type d’événement pour préparer les événements clés de l’année. Ici c’est du roulage track day, le Mans sera la “target” de l’année.

Julien Chaffard et une Lotus monoplace / Photo 7 Jours à Clermont
Julien Chaffard et une Lotus monoplace / Photo 7 Jours à Clermont

7 Jours à Clermont : La maintenance pour ce type de voiture est importante, vous sous-traitez la mécanique ?
Julien Chaffard : On a un atelier à Riom, 500 m² où l’on entretient en interne toutes les voitures de l’école. Charade reste juste une base événementielle, L’usine nous fournit les pièces et ensuite, on a la main d’œuvre et le savoir faire mécanique. Cela nous a même permis d’ouvrir à d’autres voitures, on a des Lotus, une Lola qui ne sont pas forcement des Crosslé et pour lesquelles on a la confiance des clients pour l’entretien.

7JàC : Quel est le programme de maintenance sur votre flotte ?
J.C : L’hiver, il y a une grosse révision de tout, moteur, boîte, on regarde tout, en fait, on met les voitures à nu et après il y a toujours un entretien permanent continu entre les stage de pilotage et les événements. On fait toujours du préventif. Même si une voiture n’est pas sortie de la piste, elle est sur des tréteaux, elle est chekée, on change tout, on regarde tout. On peut le voir, les voitures sont toujours “nickel-chrome” et on fait en sorte de les entretenir même s’ils elles n’ont pas de problème.

La Classic Racing School génératrice de plaisir et d’emplois

7JàC : Combien de personnes travaillent aujourd’hui dans la structure ?
J. C : On est six et on prend 4 stagiaires de deux mois par an. La plupart des personnes sont à leur compte. Par exemple, les mécaniciens travaillent pour d’autres personnes. À temps plein, on est trois personnes, Romain mon associé pour le commercial , Alizée qui gère l’événementiel et moi-même.

7JàC : Considérez-vous que votre école est devenue pérenne ?
J.C : En fait il y a deux choses. Opérationnellement on peut arriver a faire de belles choses, c’est ce que l’on a fait. Après c’est toujours pareil, il faut équilibrer économiquement. Là on arrive à équilibrer et on a mis en place tout ce que l’on voulait faire. Après, on fait les choses simplement avec une vision qui n’a pas changé depuis de début. Le but était de faire une école de pilotage, à partir de l’école faire de la compétition. La compétition, on s’en retire progressivement pour faire ce fameux championnat mono marque sur les Crosslé qui correspond à une vraie demande. Cela ne nous empêchera pas de faire des évènements et de se développer. Moi  je suis assez content de ce que l’école est devenue, les clients sont fidèles, on a de plus en plus de monde, on ne perd pas en qualité par rapport à l’esprit originel et cela reste bon enfant.

Fidélité à Charade

7JàC : Les 10 ans de la Classic Racing School approchent, comment voyez-vous la décennie suivante ?
J.C : Je pense qu’il faut rester pieds sur terre. Je rêve de plein de trucs, d’aller à l’international, d’aller sur la glace… mais il faut faire avec les moyens dont on dispose. Aujourd’hui, on a réussi à faire beaucoup avec peu de choses. Je n’arrive pas à me projeter à 10 ans, mais au moins dans les 3 ans. On a trois projets qui vont sortir. On va justement développer des stages sur la glace. C’est bête, mais on a mis une voiture avec des pneus clou sur un lac gelé en Savoie, ça a super marché, on s’est régalé et on s’est dit pourquoi ne pas faire des stages sur la glace ? Le Trophée Andros vient de se terminer alors pourquoi ne pas proposer un truc un peu original et la monoplace sur la glace c’est génial, donc on va lancer des stages d’hiver. Ensuite on va travailler sur le championnat. on est en phase d’homologation des voitures pour proposer une offre compétition avec des courses encadrées, ce qui est différent de la compétition pure et dure. Il y a aura du coaching, un format sur deux jours avec des essais libres, des qualifs et des courses. Ce sera pour 2026 si tout va bien. Enfin troisième projet, une école itinérante, qui va se déplacer d’un circuit à un autre avec notre structure puisqu’on est autonome, pour déplacer l’école. On peut tout a fait imaginer un tour de France des circuits mais il faut faire avec les contraintes de calendrier.

7JàC : Néanmoins la Classic Racing School restera auvergnate et basée à Charade le plus longtemps possible ?
J. C : Oui, c’est un circuit fabuleux, les gens viennent de très loin pour le circuit. Il y a une cohérence fabuleuse entre les années des voitures que l’on a, l’état d’esprit qu’on a voulu donner et le cadre de Charade qui y contribue largement et qui reste aujourd’hui notre modèle. Je n’ai pas la réponse à cette question. On s’adaptera à la demande mais il n’est pas prévu que l’on bouge dans les années qui viennent.

Monoplaces de la Classic Racing School  / Photo 7 Jours à Clermont
Monoplaces de la Classic Racing School / Photo 7 Jours à Clermont

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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