L'Essentiel
Cette phase se concentre sur les parties hautes des deux tours et du portail occidental, tout en intégrant un dispositif de prévention contre les incendies conforme au plan national instauré après l'incendie de Notre-Dame de Paris.
La cathédrale, dont les flèches et le portail occidental sont des ajouts d'Eugène Viollet-le-Duc réalisés entre 1865 et 1902, présente un mélange de styles néogothique et médiéval, modifiant profondément son apparence originelle.
Avec un retard de deux ans et demi sur le calendrier initial, les travaux de restauration de la cathédrale de Clermont vont pouvoir débuter. La base de vie vient d’être montée sur la place la Bourse, côté tour de la Bayette, après la création d’un vaste support en béton destiné à créer un socle parfaitement horizontal tout en préservant sol et sous-sol. Il était grand temps d’agir car les études menées à partir de 2017 avait livré un diagnostic sans appel, annonçant « la nécessité urgente de restaurer les couvertures afin de garantir l’étanchéité de l’édifice et de préserver ses décors intérieurs ». Mais deux ans après ce diagnostic, l’État, propriétaire des cathédrales françaises avait du ouvrir en urgence, un autre grand chantier, celui de Notre-Dame de Paris.
Début de la première phase
Le chantier de restauration, de la “Cathédrale des charbonniers” comme l’appelaient les frères Goncourt, est le plus gros mené en France après celui de Notre-Dame de Paris. L’État engage cet automne, la première des trois phases, (qui vont durer au delà de 2030) qui concerne les parties hautes des deux tours et du portail occidental dont les couvertures ont besoin d’être reprises. Cette phase, 100% financée par l’État français dans le cadre du Plan de relance soutenu par l’Union Européenne, doit durer 18 mois. Son coût est estimé à 8,2 millions d’Euros.
Un dispositif de prévention et de lutte contre les incendies va être également déployé. Il comportera un dispositif de détection, des colonnes sèches* et de planchers techniques pour faciliter l’accès des pompiers. Le dispositif suit le plan national de sécurité des cathédrales mis en œuvre après l’incendie de Notre-Dame de Paris. Enfin, cette première phase verra la mise en place d’instruments de mesure permettant de suivre les “pathologies” dont souffre naturellement la cathédrale.
Le travail de Viollet-le-Duc
Les deux flèches qui culminent à 96 mètres et le portail occidental sont les parties les plus récentes de la cathédrale puisque leur édification date d’une extension menées à partir de 1865 par Eugène Viollet-le-Duc. Ce dernier, disparu en 1879, n’en a pas vu l’achèvement puisque le chantier d’extension aura duré une quarantaine d’années. Anatole de Baudot avait pris le relais en 1875 puis Henri Chaine qui a livré le travail terminé en 1902.
Cette partie a fondamentalement changé la physionomie de Notre-Dame-de-l’Assomption puisque le célèbre architecte avait la marotte de jouer avec les époques. Il avait donc décidé de bâtir dans le style néogothique alors que le début de la construction datait du XIIIe siècle.
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*Une colonne sèche, ou colonne incendie, est un dispositif de lutte installé dans des immeubles comprenant des étages ou des sous-sols, consistant généralement en une canalisation vide qui peut être raccordée en extérieur à une source d’eau pressurisée afin de faciliter l’accès à l’eau dans les étages aux équipes de sapeurs-pompiers.












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