Accueil » Culture » Avec les travaux de Marcelle Baud, le musée Bargoin devient le pays des Pharaons
Un des travaux de Marcelle Baud
Un des travaux de Marcelle Baud / Photo : Eloïse Gerenton
Culture Patrimoine

Avec les travaux de Marcelle Baud, le musée Bargoin devient le pays des Pharaons

Plus de 4 000 dessins, aquarelles, relevés, croquis, notes, cahiers et photographies de l’une des pionnières de l’égyptologie française*, Marcelle Baud sont actuellement exposés au musée Bargoin

De son vivant l’égyptologue avait émis le souhait de faire une donation à la ville de Clermont-Ferrand, citée à laquelle elle était attachée.  Ses travaux sont arrivés en Auvergne en 1990 et aujourd’hui, le musée Bargoin accueille et révèle l’univers de l’égyptologue. A travers une collection exceptionnelle, c’est un chapitre de l’histoire de l’égyptologie qui se dessine et le portrait d’une femme hors du commun qui a su prendre sa place dans le monde, alors très masculin, de l’archéologie. Sa double formation artistique et archéologique lui permet de se spécialiser dans l’étude de l’art du dessin égyptien.

Immersion dans l’univers de l’égyptologue

L’exposition s’étend sur deux étages. Le premier étage étant centré sur ses débuts en dessins et comment elle s’est spécialisée dans l’égyptologie. Une première approche qui permet d’apprendre à connaître Marcelle Baud, de comprendre qui elle était. Le second étage plonge les visiteurs dans le travail de l’égyptologue. La collection, qui comporte essentiellement des documents de travail bruts, permet à la fois de comprendre les méthodes de recherches et de témoigner de l’état des monuments égyptiens dans la première moitié du 20e siècle. Intégré au parcours de l’exposition et reconnaissable à sa couleur, un parcours enfant composé de modules comprenant des manipulations, des jeux, des vidéos est proposé aux plus jeunes visiteurs. Après une courte vidéo introductive présentant la vie de Marcelle Baud, ils sont invités à découvrir des thématiques liées à l’Égypte antique et, ce faisant, à remplir la mission confiée par l’égyptologue : résoudre le mystère de la mort de la chanteuse d’Amon.

Une vie, un parcours

Marcelle Baud, parisienne d’origine auvergnate, est la première femme à entrer à l’Institut français d’archéologie orientale (elle a ouvert la voie à d’autres Françaises après elle, dont Christiane Desroches-Noblecourt). En 1921, elle est attachée de l’IFAO et participe aux recherches sur différents sites dans toute la vallée du Nil et dessine les pièces archéologiques mises au jour lors des fouilles. Durant toute sa vie, elle tentera de percer les mystères des techniques et des méthodes des artistes et artisans qui ont peint et sculpté les temples et tombes et décryptera les codes de représentation des Égyptiens anciens, éloignés du concept perspectif que nous utilisons en Occident depuis la Renaissance.

*Étude de l’Égypte ancienne, de sa langue, de son histoire, de sa civilisation.

Exposition présentée jusqu’au dimanche 9 janvier 2022 au musée Bargoin, 45 rue Ballainvilliers à Clermont

À propos de l'auteur

Eloïse Gerenton

Animée par l’envie de parler du monde qui l'entoure, Eloïse originaire du Puy-en-Velay a prit la voie du journalisme après l’obtention de son bac Littéraire. Aujourd’hui, étudiante en deuxième année de DUT journalisme à Vichy, elle s'épanouit pleinement dans ce domaine.
Passionnée par la vidéo, Eloïse aime également transmettre l’information par le biais de l’écrit. Les phénomènes environnementaux et sociétaux intéressent particulièrement notre future journaliste.

Commenter

Cliquez ici pour commenter

Sponsorisé

Les infos dans votre boite