À Clermont, la culture est marquée, en ce début janvier, par une nouvelle édition du festival Transforme. Pour la troisième édition de cette manifestation lancée en 2023, douze spectacles vont être proposés. Grâce à la diversité de leurs formes, ils offrent un nouveau regard et des perspectives originales sur le monde contemporain.
Transforme est une initiative de la Fondation Hermès qui travaille en partenariat avec le Théâtre de la Cité internationale à Paris, les SUBS à Lyon, le Théâtre National de Bretagne à Rennes et la Comédie de Clermont. L’objectif de ce festival est double avec d’un côté, un soutien à la création de nouvelles formes artistiques, de l’autre une mise en contact des artistes avec les publics. La Fondation et les quatre structures coconstruisent la programmation, assurent son rayonnement dans leurs territoires et imaginent des actions “Pour aller plus loin” qui complètent l’expérience du festival.
Le lien au cœur de la 3e édition de Transforme
Le nom du festival illustre parfaitement l’hybridation inter discipline qui permet aux artistes de proposer un éclairage particulier sur les sujets contemporains et l’évolution du monde. L’actualité montre quotidiennement de nombreux changements, qu’il convient parfois de décrypter ou de dénoncer. Pour cela l’art reste un vecteur d’expression efficace y compris en utilisant l’attractivité de langages inédits.
Dans un contexte actuel pour le moins incertain, le désir de se rassembler et de participer à des projets collectifs, émerge dans la création. La 3e édition de Transforme met donc en avant, à travers sa programmation, la notion de lien qui permet de « se relier au monde et aux autres ».
Dans cette quête du lien, les actions “Pour aller plus loin” organisées autour des spectacles, sont une invitation lancée au public à approfondir l’expérience spectateur et à rencontrer différemment les artistes. Elles répondent ainsi aux trois vœux que sont l’élargissement du contexte d’intervention des artistes, l’invitation aux jeunes générations à se retrouver lors de temps forts engagés ou festifs et l’inclusion.
Les 12 spectacles proposés à La Comédie de Clermont entre le 7 et le 24 janvier vont ainsi balayer plusieurs sujets comme les relations humaines, avec bien évidemment l’incontournable lien amoureux et la notion de groupe. Certains spectacles donneront l’occasion de vivre des expériences immersives, d’autres encore viseront l’altérité et la découverte d’autres cultures. Dans tout les cas le lien, sous une forme ou sous une autre, sera présent.
Nexus de l’adoration de Joris Lacoste en ouverture
Un personnage de Dragon Ball Z, de la prose théorique, un chargeur de téléphone, un titre de Jul, une prière, une motion de censure, une chorégraphie de K-pop ou encore une cigarette électronique… tous ces éléments n’ont pas grand chose en commun si ce n’est de se télescoper dans l’univers quotidien de chacun. Poussé par une sur communication numérique l’énorme quantité de faits et d’informations associées, finit par créer « un chaos culturel et social » dans lesquels les repères disparaissent et où le sens commun semble laminé.
Le spectacle Nexus de l’adoration tente de remettre un peu d’ordre et de proposer une ligne de vie ou de survie tel un GPS social. Le metteur en scène et collecteur de paroles Joris Lacoste, a imaginé pour cela « un rituel pop liturgique, offrant la possibilité chanter « les choses du monde dans une cérémonie éclectique et colorée ». La célébration radicale portée par neuf interprètes dans une suite de numéros musicaux chantés ou parlés, illustre la diversité des sociétés contemporaines tout en acceptant leurs contradictions.
Transforme : Nexus de l’adoration de Joris Lacoste les 7 et 8 janvier 2026 à 20h00 salle de l’Horizon, la Comédie de Clermont, boulevard Mitterand. (2h15 à partir de 12 ans). Billetterie sur le site de La Comédie.
Tournage des Rencontres du Papotin avec Joris Lacoste, vendredi 9 janvier de 11h à 12h30 dans le Hall des Pas perdus. Interview enregistrée en public, gratuit sur inscription
On débriefe ! Nexus de l’adoration le 12 janvier de 19h à 21h, accès gratuit, réservations conseillées.











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