76% des voyageurs français déclarent que le rapport qualité/prix est le premier critère lors du choix d’une destination touristique.
Après avoir travaillé sur la notion de slow tourisme, les professionnels auvergnats du secteur, réunis sous la bannière du grand office de tourisme, Clermont Auvergne Volcans, s’interrogent désormais sur les tarifs qu’ils doivent pratiquer au sein d’un secteur fortement concurrentiel. Les voyageurs fonctionnent en effet avec des « bornes mentales » c’est à dire qu’ils se méfient de la qualité des prestations lorsque les prix sont bas et qu’ils deviennent exigeants lorsqu’ils grimpent. La tarification est ainsi devenue un marqueur territorial qui influence l’image collective et qui joue sur l’attractivité.
Des atouts à exploiter
Fort de 48 communes, le territoire de Clermont Auvergne Volcans (regroupement de Clermont Auvergne Tourisme et de Mond’Arverne Tourisme) bénéficie d’un atout unique en France, en étant le seul à mixer la ville, la nature et les volcans. Mais ce positionnement n’est pas son unique force. Le rapport qualité/prix des prestations est plutôt positif et son positionnement au centre du pays est un atout, notamment pour la branche MICE, (Meetings, Incentives, Conferences, et Exhibitions), que l’on nomme communément le « tourisme d’affaire » et qui est devenu un axe fort de développement. À cela s’ajoute une identité territoriale forte et une notoriété croissante dans l’expérience client.
À contrario le secteur souffre d’une faiblesse de l’offre sur le segment haut de gamme et d’un manque d’uniformisation des tarifs. Faiblesse encore, sur la visibilité du « City break », façon de voyager sur une durée courte, deux à cinq jours environ, vers une destination urbaine. Si les grandes villes européennes sont devenues des destinations courantes, Clermont n’est pas forcement la destination à laquelle pensent spontanément les voyageurs.
Pour le tourisme, le prix est un indicateur de gamme
Pour les professionnels regroupés au sein de Clermont Auvergne Volcans, il apparaît aujourd’hui inéluctable se travailler sur la culture du prix avec une vision territoriale et non plus une vision individualiste comme cela a parfois été le cas par le passé. Ce virage est devenu obligatoire au regard de l’influence d’Internet qui favorise en permanence la comparaison des tarifs. Le prix reste évidement un élément psychologique important pour les voyageurs même si une fois la prestation « consommée » la notion de prix s’efface.
Face à cela, les professionnels, sont souvent dans le questionnement car le prix d’une prestation reste toujours compliqué à déterminer. En faisant abstraction de la flexibilité, condition sine qua non à la rentabilité et à la pérennité, il devient aujourd’hui un indicateur de gamme y compris en Auvergne. Les professionnels du territoire doivent aussi intégrer l’idée que des tarifs élevés peuvent être appliqués à condition toutefois d’être attentif à la qualité d’accueil et au niveau de prestation vis à vis d’une clientèle qui n’hésite jamais à partager sur le web son retour d’expérience bon ou mauvais. Autre conclusion des réflexions menées par l’Office de Tourisme intercommunautaire Clermont Auvergne Volcans, une baisse de tarif ne dégrade pas forcement l’image et permet d’élargir la clientèle, renforçant l’idée qu’une bonne politique tarifaire joue positivement sur l’attractivité.









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