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Atelier Rugby féminin / Photo P. Thivat
Photo P. Thivat
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Le rugby féminin en rose pour un après-midi d’octobre

Le Rugby Club Riomois et le Comité départemental ont récemment offert à plusieurs sections féminines du Puy-de-Dôme, un riche moment de partage autour du ballon ovale. L'après-midi était aussi dédié, à la cause d’Octobre Rose.

Marion Bachelerie, responsable de la section féminine du rugby club de Riom, une des organisatrices de l’événement, contemple les forces en présence « Nous accueillons les sections féminines des Fusionelles (Pays de Thiers, Lezoux, Pont du Château et Ambert), Les Ancizes, Cisternes, Issoire et Riom pour les seniors et sur le terrain annexe, sous la responsabilité du comité départemental, ce sont les écoles de rugby féminin qui sont présentes ». Sur la pelouse plusieurs filles portent un T-Shirt rose pour marquer leur soutien à Octobre rose, la campagne annuelle mondiale de communication destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds. À la buvette, les boissons et des gâteaux sont vendus au profit des associations impliquées dans cette grande cause.

Soutenir le développement du rugby féminin

Au menu, sur le grand terrain, plusieurs ateliers techniques dédiés au plaquage, au jeu au pied, aux passes, au travail en touche sont proposés aux nombreuses joueuses avec une séparation avants, trois-quarts. « Le rugby féminin sur le territoire est en plein essor, aidé par la Ligue, la Fédération qui mettent de plus en plus de moyens pour structurer tout cela », ajoute-t-elle. Même son de cloche, chez Benjamin Touati, responsable du Centre d’entraînement labellisé et coentraîneur de l’équipe réserve Élite de l’ASM Romagnat Rugby Féminin, qui voit dans cette manifestation une belle promotion du rugby féminin. « La présence des écoles de rugby sur ce créneau (U6, U8, U10, mois de 15) est important, c’est une très belle initiative ; l’idée est de pouvoir accompagner les clubs, les filles dans leurs différents projets et nous avons besoin du soutien de structures existantes, pour affiner tout ce travail, notre département se doit de grandir encore plus sur ce volet féminin », témoigne le technicien.

Une continuité dans le projet

Sous un soleil radieux, les filles s’appliquent à bien réaliser les exercices demandés et à prendre un maximum de plaisir. « Dès le parcours scolaire, nous pouvons retrouver des encadrants qui mettent en place des cycles sportifs et qui sont pérennisés au collège et au lycée », explique la jeune femme. Ici, est privilégié le jeu d’évitement, basé sur la vitesse où l’on retrouve le socle du rugby dans son essence même. « De plus il est important pour nous les clubs, d’avoir au-dessus de nos têtes, l’apport d’un club de haut niveau comme celui de l’ASM Romagnat, qui va intégrer le projet One Asm, pour des filles à fort potentiel qui vont pouvoir rejoindre une structure de haut niveau. Cette entente entre tous les clubs est nécessaire pour accompagner toutes ces joueuses au meilleur niveau possible », précise Marion Bachelerie.

Après-midi rugby féminin Photo P. Thivat
Photo P. Thivat

À Issoire le rugby féminin est présent lui aussi.

Si des clubs présents durant m’après-midi, Lezoux, porté par son dynamique président Arnaud Perez, Pont du Château, Thiers, Ambert, Riom, Les Ancizes, le très beau club de Cisternes, précurseur dans ce domaine, ont fait leurs premiers pas dans ce rugby féminin, l’intérêt s’est porté vers les « mauves et noirs » d’Issoire pour en savoir un peu plus sur le développement du rugby féminin dans ce club. « Pour nous, c’est une découverte, puisque c’est la deuxième saison que nous accompagnons nos joueuses, une vingtaine au total. Sur le rugby à X, nous sommes en entente avec les clubs de Montaigut-le-Blanc et l’ASM Romagnat ; nous attaquons le championnat contre La Plaine la semaine prochaine », déclare Christophe Courtine, entraîneur de cette jeune formation. « Notre objectif, dans cet apprentissage du rugby, est de fédérer, de trouver une solution dans nos petits villages pour que les filles puissent pratiquer cette discipline en toute sécurité, et si l’une d’elles à un potentiel intéressant, elle peut partir tenter sa chance dans un club dédié au haut niveau », souligne l’entraîneur. Ce club d’Issoire qui ne laisse jamais rien au hasard, avec la passion et le sérieux que nous lui connaissons tous, entend bien développer et pérenniser ce projet de rugby féminin, esquisse phare du programme de la Fédération Française de Rugby qui vise 100 000 licenciées sur le sol national avec un vaste programme à la clé.

Photo de groupe rugby féminin / Photo P. Thivat
Photo P. Thivat

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À propos de l'auteur

Philippe Thivat

Philippe Thivat, est correspondant d’un hebdomadaire dans l’Allier et intervenant auprès de l’ASM Romagnat rugby féminin en tant que rédacteur journaliste sportif. Il est également engagé dans le rugby citoyen qui œuvre grâce à ce sport à l’intégration des personnes handicapées et de personnes migrantes.

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