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Christelle, trésorière et Jean Pierre Babault, coprésident / Photo P. Thivat
Christelle, trésorière et Jean Pierre Babault, coprésident / Photo P. Thivat
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Rugby Club Saint-Genès-Champanelle, un club où il fait bon vivre et s’épanouir

Solidarité, entraide, passion, éducation, convivialité, les superlatifs ne manquent pas pour qualifier ce club auvergnat, qui après une année auréolée de 3 titres (U19 compris) de champions territoriaux, et régionaux, continue son apprentissage au plus haut niveau du championnat régional. Avec presque 300 licenciés qui font vibrer le maillots vert, ce club s’emploie à donner à chacun, la possibilité de se construire en tant que joueur et homme accomplis.

Encore marqués par les récents cambriolages dans leur buvette et le vol de barnums, les dirigeants, dirigeantes, et bénévoles du Rugby Club Saint-Genès-Champanelle, club où il fait bon vivre et s’épanouir, ne se laissent pas abattre et souhaitent rebondir au plus vite par rapport à cet événement malheureux. 

Une équipe de dirigeants impliquée

Une cagnotte « leetchi » a été mis en place pour aider le club à retrouver une buvette et du matériel fonctionnel. « Nous avons été volés 2 fois en 9 jours, nous avions acheté des barnums tout neufs qui nous ont été dérobés ainsi qu’une partie de notre matériel. Il y en a environ pour 8000€ de préjudice », indique Jean-Pierre Babault, coprésident de ce club de rugby de Saint-Genès-Champanelle, en compagnie de Dominique Caissier.
« Nous sommes aujourd’hui entre 280, et 300 licenciés. Nous avons une équipe dans chaque catégorie. Tout cela représente beaucoup de travail, d’où l’idée de cette coprésidence », souligne Jean-Pierre Babault, à la tête du club depuis plus de 18 ans. Sans oublier l’investissement sans faille des nombreux bénévoles avec une part féminine non – négligeable.

Une reconnaissance sur le territoire

La formidable aventure vécue l’année dernière qui a vu ce club accéder à la régionale 1, obtenir 4 titres de champions, ( 2 en seniors et 2 en junior) a marqué le rugby auvergnat, et a suscité l’admiration du rugby auvergnat, et même au-delà, pour tout le travail qui se fait ici, au pied du Puy-De-Dôme. « Toute cette dynamique vient de notre attachement à l’éducation, comme le montre notre école de rugby avec 110 enfants inscrits. Nous avons les cadets, une quarantaine de juniors, qui lorsqu’ils sont prêts, alimentent nos équipes seniors. Nous jouons aujourd’hui avec un effectif de 70 à 80 % de joueurs issus de notre formation. D’autres font les beaux jours d’autres clubs comme Thomas Duchêne à Vannes où le jeune Scelzo au Stade Français. Nous avons la chance, par le travail, de pouvoir renouveler nos effectifs. Cela donne un allant dans ce club », relate le coprésident. Avec l’arrivée imminente de vestiaires tous neufs, jouxtant le stade, la mairie est également aux petits soins pour ce club qui fait la fierté de cette superbe contrée. « Nous avons la chance d’avoir un club qui est très dynamique, avec une belle école de rugby. Les résultats positifs obtenus l’année dernière, montrent tout le travail entrepris depuis des années, et qui porte ses fruits. C’est aussi pour cela que nous continuons à les soutenir. La réussite vient aussi de l’implication des nombreux bénévoles qui s’investissent pleinement au niveau de toutes les catégories. Des vestiaires foot/rugby vont bientôt être opérationnels, avec des buvettes, plus une salle de convivialité. Tout ceci va donner encore plus de visibilité à nos associations », exprime l’édile de Saint-Genès-Champanelle.

Rugby Club Saint Genès Champanelle Photos P. Thivat
Rugby Club Saint Genès Champanelle / Photos P. Thivat

« Nous sommes fiers du travail mis en place »

Troisième avant de recevoir le club de Gerzat, le club de Rugby de Saint-Genès Champanelle confirme sa bonne santé au plus haut niveau régional, pour sa première année dans ce championnat. « Nous évoluons dans une poule composée de 3 clubs dans le Puy-de Dôme, 3 dans le Cantal, 3 dans l’Allier, et Bort-Les-Orgues, situé entre 2 départements. Une poule dominée aujourd’hui par les Forgerons de Commentry, qui comme les verts de Saint-Genès-Champanelle, sont reconnus pour leur jeu de mouvements, et de déplacements. « Nous essayons de jouer un rugby vivant et festif, inculqué par notre staff. Mon père et mon frère ont été présidents de Commentry, nous connaissons donc bien ce club qui nous touche particulièrement.
J’ai commencé ma carrière là-bas. Nos jeunes se suivent depuis les juniors, c’est dire les affinités qu’il y a entre les deux clubs », poursuit le président. Un jeu attrayant qui a donné envie à quelques joueurs de venir goûter au bon air qui règne, ici, à quelques kilomètres de Clermont-Ferrand. « 3 joueurs du Cantal nous ont rejoints cette année, 1 d’Argelès-Gazost qui n’a entendu que du bien de notre club, suite à notre épopée en championnat de France. Mais nous ne cherchons pas à recruter plus que ça non plus, puisque nous nous basons principalement sur notre école de rugby. Nous sommes fiers du travail mis en place depuis des années avec l’équipe dirigeante. Nous espérons décrocher une place qualificative en fin de saison, l’objectif étant bien sur de pérenniser cette place en régionale 1 », relate Jean-Pierre Babault.

Un déplacement chez le leader

Après un succès étriqué, le week-end dernier, face à une solide équipe de Gerzat (26/23), vaillante mais trop indisciplinée, la formation entraînée par Yann Thuel et Pierre Vigouroux (passé par l’ASM, le Stade Français et Lyon), sait qu’il faudra monter le niveau d’exigences pour espérer répondre au jeu proposé par la séduisante formation des Forgerons de Commentry. « Nous jouons par séquence, nous sommes un peu en dents de scie. Nous ne sommes pas au niveau de l’année dernière. Si on avait joué comme cela la saison dernière, nous ne serions pas montés. Nous sommes plus aujourd’hui, sur un match moyen de R2, que de R1. Si nous voulons continuer à exister en R1, il faut se réveiller. Nous n’en sommes qu’à la 6e journée, rien n’est fait dans ce championnat qui est long. Nous sommes capables de beaucoup mieux, surtout dans la production de notre jeu », explique Pierre Vigouroux, qui attend mieux de ses troupes, malgré la victoire. En face, l’équipe de Gerzat, dernière au classement a joué crânement sa chance, dans un match qu’elle aurait pu également remporter, mais qui a commis trop de fautes pour espérer mieux. « Je n’avais aucun doute sur cette formation de Gerzat, qui perd ses matchs de très peu. De notre côté, il y a de la frustration car je pense que les joueurs n’ont pas pris de plaisir. Il va falloir que nous montions le niveau. Notre force, c’est lorsque nous tenons le ballon, comme nous avons su mieux le faire en seconde période. Nous essayons de déplacer, et de faire vivre un maximum le ballon. Quand je jouais, je préférais gagner 35/30, que 5/0.
C’est ce que nous voulons transmettre à nos joueurs, par ce jeu qui fait aussi notre ADN. La semaine prochaine, nous nous déplaçons à Commentry, chez le leader, qui pratique un beau rugby et qui est régulier dans ses prestations », conclut Pierre
Vigouroux.

Complexe de Saint Genès en construction Photo P.Thivat
Complexe de Saint-Genès-Chamanelle en construction / Photo P. Thivat

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À propos de l'auteur

Philippe Thivat

Philippe Thivat, est correspondant d’un hebdomadaire dans l’Allier et intervenant auprès de l’ASM Romagnat rugby féminin en tant que rédacteur journaliste sportif. Il est également engagé dans le rugby citoyen qui œuvre grâce à ce sport à l’intégration des personnes handicapées et de personnes migrantes.

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