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Après Clermont (notre photo) en décembre 2017, Vitoria accueillera les deuxièmes Rencontres du Réseau International des Villes Michelin en mars 2019- photo Valentin Uta.
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Le Réseau International des Villes Michelin va mettre le cap sur Vitoria

Après Clermont en 2017, le nouveau réunissant des villes des quatre continents vivra, en 2019, ses deuxièmes rencontres au Pays Basque espagnol. En attendant, les premiers projets de coopération sont lancés.

Vitoria en espagnol mais Gasteiz en langue basque car il faut tout à la fois respecter les identités et ménager les susceptibilités. La ville, qui abrite les institutions politiques du territoire du Pays Basque espagnol, a connu un brutal essor démographique au cours des cinquante dernières années, voyant sa population tripler pour atteindre désormais 243.000 habitants. C’est là, à 80 kilomètres environ de Bilbao, que se dérouleront, en mars 2019, les prochaines rencontres du Réseau International des Villes Michelin. Un réseau qui a vu le jour à Clermont en décembre 2017…

Des villes petites, des métropoles, des mégapoles

« L’idée est de mettre en partage des politiques publiques plus éco-responsables  et de créer des coopérations entre les différentes villes tant économiques que culturelles, sportives ou universitaires autour du concept de ville durable » souligne Jerôme Auslender, adjoint au maire de Clermont en charge des relations internationales. Echanges, coopération, partage de projets constituent les objectifs de ce réseau original dont l’une des particularités est de rassembler des villes hétéroclites, de tailles et de proportions très différentes. Sur les 48 adhérentes, en effet, provenant de 23 pays, la moitié sont des villes moyennes ou petites, les 2/5e des métropoles et 1/5e des mégapoles.

Système de gouvernance

Les premières rencontres, organisées à Clermont, avaient permis de jeter les bases de ce réseau. « 44 villes étaient présentes, pour 400 participants. Et 25 initiatives ont été explorées. Le retour fut très positif. Cette étape franchie, il s’agit désormais de structurer réellement le réseau, d’en assurer la pérennité et la consolidation » estime Jerôme Auslender. La récente assemblée générale, qui s’est tenue au mois de mai à Montréal, y a participé. Un système de gouvernance a été mis en place avec une co-présidence maire de Clermont- maire de la ville accueillant les prochaines rencontres. Pour sa part, la manufacture Michelin, qui a fait office de facilitateur, se tient à l’écart des décisions d’un réseau avant tout politique et urbain.

Les projets en route

Vitoria Gasteiz- photo Ayuntamiento de Vitoria Gasteiz.

D’ores et déjà, les premières coopérations entre villes sont soit lancées, soit à l’état de projet. Par exemple, la construction d’une école bioclimatique à Oyem au Gabon ou encore un projet de coopération avec l’association Good Planet de Yann Arthus Bertrand. Pour leur part, les écoles d’architecture de Vitoria et de Clermont doivent travailler ensemble sur la question de la nature dans l’architecture urbaine.  Une convention d’échanges et de compétence a aussi été signée entre les écoles d’art et d’ingénieurs de Clermont (SIGMA)  et de Karlsruhe. « Il existe aussi des projets en matière d’urbanisme, de traitement des eaux et des déchets, de sport et de culture » affirme Jerôme Auslender. En mars 2019 à Vitoria Gasteiz, il s’agira d’aller un peu plus loin et de cimenter davantage un réseau qui vit encore son premier âge.

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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