Gerbéras, chrysanthèmes et même les roses, pourtant fleurs les plus vendues en Europe… tous les variétés sont touchés : une analyse de 15 bouquets de fleurs aux origines variées, réalisée par UFC-Que choisir, a mis en lumière la présence de 22 résidus de pesticides en moyenne. Parmi ces résidus, une douzaine s’avère dangereux ou susceptible de l’être pour la santé humaine.
Les fleuristes face aux pesticides
Selon Vert, média numérique tourné vers l’écologie, « les fleurs sont dix fois plus contaminées par les pesticides que nos fruits et légumes ». Les fleuristes et leurs proches sont exposés. Emmy, morte en 2022, à l’âge de 11 ans était atteinte de leucémie, suite à l’exposition aux pesticides dans le quotidien professionnelle de sa mère. Deux ans plus tard, l’État français a missionné l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) pour réaliser une expertise sur les risques de l’exposition des fleuristes aux pesticides.
Le marché français n’est pas épargné
Certains résidus trouvés dans les fleurs comme le thiacloprid, suspecté d’être cancérogène et présumé toxique pour la reproduction humaine, proviennent de substances interdites dans l’Union européenne. Et pourtant, l’UFC en a retrouvé dans deux tiers de ses bouquets. Quatorze résidus de pesticides retrouvés sur le bouquet d’origine française dont 7 présentent un danger pour la santé avéré ou suspecté (cancérigène, perturbateur endocrinien). La raison : 80% des fleurs du marché français sont importés de pays plus laxistes sur les pesticides comme le Kenya ou la Colombie.
Les fleurs bios, une des solutions convoitées
L’agriculture bio française, garantit le « sans pesticides » mais n’est pas encore réellement structurée toujours selon nos confrères deVert. Une bonne nouvelle est cependant à signaler, on peut vérifier la présence d’horticulteurs bio sur le site Les fermes florales bio qui pour l’instant, n’en recense que trois sur la Région Auvergne Rhône-Alpes. Au delà du bio, des fleuristes locaux comme Henry, à Clermont proposent des fleurs de saison cultivées en France et sans pesticides, cela est déjà une avancée.





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