Annoncée le 12 mai dernier pour une période temporaire, la fermeture des « épiceries de nuits » dans le quartier de la gare de Clermont est prolongée jusqu’au 30 septembre 2025, tous les jours de la semaine, de 22h00 à 06h00 du matin. Un nouvel arrêté préfectoral signé par le préfet du Puy-de-Dôme entre en vigueur ce mardi 1er juillet. En complément et sur la même période, le maire de Clermont prolonge également l’interdiction de la vente à emporter de boissons alcooliques, entre 20h et 8h00, sur ce même secteur.
Destinées à la lutte contre le narco trafic et au retour à l’apaisement du quartier gare, ces mesures s’appliquent sur toute l’avenue Charras, sur toute la rue Albert et Elisabeth, ainsi que rue d’Aigueperse, rue de Riom, avenue d’Italie et rue de Maringues sur les portions situées entre l’avenue de Charras et la rue Albert et Elisabeth.
Les premiers résultats de la mobilisation dans le quartier Charras
« Le quartier gare fait partie des neufs points chauds identifiés dans le département du Puy-de-Dôme. Le narco trafic s’appuie souvent sur des bases arrières » explique le préfet du département « Je suis prudent dans mon propos, mais pour dire les choses clairement, j’ai pris des mesures de police administrative très fermes en ce qui concerne les épiceries de nuit qui provoquaient des nuisances. On va poursuivre tout l’été. Les épiceries qui n’ont pas compris et qui ont contourné mon arrêtés, je les ai fermées pendant 6 mois. Depuis le début de l’année, il y a plus 35% de présence policière. Nous sommes avec la Police Nationale et avec le concours des Unités de Forces Mobiles que le ministre et la préfète de région mettent à disposition. Cela permet d’avoir, depuis le début de l’année plus 65% de constatation d’infractions, essentiellement liées aux stupéfiants. Nous avons une action très forte en matière de répression vis à vis des consommateurs parce que c’est ce qui enkyste ce quartier gare et, toujours depuis le début d’année, plus de 300% d’amendes forfaitaires requises contre les consommateurs » précise-t-il. Par ailleurs le préfet a demandé aux services qui gèrent la maraude sociale de renforcer leurs actions pour gérer la présence des SDF de droit commun qui selon lui « zonent et créent un sentiment d’insécurité ».











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