Les travaux de terrassement ont débuté sur la grande zone qui accueillait jadis la résidence Henry Andraud plus connue sous le nom de Muraille de Chine. À la place de ce bâtiment qui a disparu du paysage clermontois il y a déjà un an, un grand parc urbain est en cours d’aménagement. L’objectif de la municipalité est de permettre aux clermontois de profiter du site dès le printemps 2026, avant la fin du mandat actuel du maire, Olivier Bianchi.
Témoignage de l’activité volcanique
Le parc qui portera le nom de parc de la Muraille car les habitants en ont décidé ainsi, est présenté comme un parc urbain et volcanique. Il sera en effet, traversé par une coulée de lave de basalte, issue de l’éruption du Puy de Gravenoire il y a plusieurs milliers d’années. Cette coulée qui était masquée par la barre HLM de plus de 300 mètres de long est un rare témoignage de l’activité volcanique sur le plateau Saint-Jacques. Le parc a été imaginé autour de cette particularité géologique avec la mise en valeur la corniche basaltique et de ses morceaux de falaises. Cette présence volcanique créera de l’identité du lieu.
Jouer avec le dénivelé
L’autre particularité du futur parc est bien entendu le dénivelé très marqué entre le centre-ville et le plateau Saint-Jacques. Afin de le rendre accessible aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite, les cheminements du parc se feront en lacet pour adoucir la pente.
Le parc sera également un lieu pensé pour les événement et la diffusion culturelle puisque le dénivelé naturel favorise l’aménagement en gradins. 2 amphithéâtres verront le jour un grand de 665 places assises et un petit de 110. Sur les espaces plus plats des zones seront aménagées pour accueillir le chapiteau de l’école du cirque, des séances de cinéma en plein ait et des concerts. Enfin à noter que les plus petits pourront jouer sur une aire spécifique de plus de 400 m² et l’été sur un miroir d’eau de 562 m².
Près de 500 arbres plantés dans le Parc de la Muraille
La question de la présence des arbres est évidemment centrale dans le dossier du parc. Les sujets actuels sont sous surveillance en particulier la belle rangée de tilleuls plantés dans les années 60. Une action de recherche a été mise en place par la Métropole, l’INRAE et l’Université pour suivre leur adaptation au soleil après tant d’années passées à l’ombre du gigantesque bâtiment. Sur le reste du parc ce ne sont pas moins de 488 arbres qui seront plantés après un important travail de recherche destiné à valider les espèces retenues en fonction de leur capacités d’adaptation au sol, à l’orientation, aux évolutions climatiques et à la rapidité de croissance.














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