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Résidence LODGE OPHIS Happy / Photo 7 Jours à Clermont
Photo 7 Jours à Clermont
Vie publique

Avec ses LODGES, l’OPHIS favorise le maintien à domicile des seniors

L'OPHIS en partenariat avec le Conseil départemental du Puy-de-Dôme a lancé la construction d'une série de logements destinés à prolonger le maintien à domicile des seniors. Bienvenue dans les LODGES

L’OPHIS, dont le siège est installé à Clermont, loge 30 000 locataires et gère près de 17 000 logements dans 185 communes du Puy-de-Dôme. Ce bailleur social travaille, entre autre, sur le maintien des seniors à domicile, question cruciale face à une espérance de vie de plus en plus longue et une volonté affichée pour la majorité des personnes âgées de reculer le plus possible l’intégration dans un EHPAD. En partenariat avec le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme, l’Office Public de l’Habitat et de l’Immobilier Social œuvre aujourd’hui à créer les conditions du « bien vieillir chez soi » avec une offre innovante, les LODGES, logements des générations séniors. Lors du 80e congrès HLM ce concept a reçu le « coup de coeur » du jury dans la catégorie “favoriser le maintien à domicile en développant une offre de services et/ou d’habitat adapté ». 5 résidences LODGES ont déjà vu le jours à Romagnat, Courpière, Pionsat, Murs-sur-Allier et Issoire.
Cette offre n’existe pas encore sur Clermont, mais L’OPHIS compte combler cette lacune dans les années à venir car la question du maintien à domicile des seniors se pose bien évidemment dans les grande villes. En attendant une offre clermontoise, la résidence Happy à Issoire permet de découvrir le concept.

Happy, une résidence pensée pour faciliter la vie des seniors

30 logements T2 et T3 sur 3 niveaux, avec jardin ou balcon pour chacun, des espaces verts de qualité, des arbres, un grand parking avec places PMR, 7 garages fermés, un traitement de façade avec du bois… Happy se montre accueillante et moderne, aux antipodes de ce que les bailleurs sociaux réalisaient dans la France des Trentes Glorieuses. « On a travaillé avec le souhait des créer des lieux adaptés à cette étape de changement de vie » explique Aurélien Frances, architecte chez AA Group en charge du programme Happy. « Il convenait également d’imaginer que les conditions de vie pouvaient évoluer avec les états de santé, en anticipant ce point là, pour que les gens puissent se sentir au mieux selon les périodes. Par exemple, on a imaginé une chambre qui s’ouvre sur l’espace de vie et qui permet d’éviter l’isolement et vivre des moments familiaux partagés. » Au delà de la modularité beaucoup d’aménagements sont conçu pour faciliter la vie quotidienne des résidents seniors ou handicapés. « Ce sont des petites choses techniques. Le but est de les dissimuler pour qu’elles se ressentent le moins possible » reprend l’architecte. « Par exemple, il y a un interphone spécifique associé à de la domotique et qui permet de gérer simplement à peu près toutes les actions nécessaires aux personnes. Après on retrouve des aménagements comme un cellier a proximité de la pièce de vie et de la cuisine, un chemin lumineux permettant d’accéder à la salle de bain et aux toilettes la nuit en évitant les chutes, des barres d’appui dans la douche extra plate, un placard profond dans la chambre, pour dissimuler un fauteuil roulant ». En dehors des logements, des parties communes très lumineuses favorisant la vie sociale des résidents. Une salle commune avec un coin cuisine est à disposition. « L’objectif avec cette salle est le partage de moments de convivialité, l’organisation d’activités. Les résidents qui ont un petit logement peuvent également recevoir leur famille. Finalement c’est à chacun d’imaginer comment cette salle peut être utilisée » précise Aurélien Frances.

Antoinette 87 ans : « je suis comme un coq en pâte ! »

Antoinette, 87 ans est l’heureuse locataire d’un logement de la résidence Happy depuis 4 mois « Ah moi je suis heureuse et je le dis à qui veut l’entendre, rien n’a été oublié. J’ai habité 28 ans dans un HLM. Bien sûr, j’ai eu un gros coup de cafard en arrivant, mais ici c’est encore mieux, je suis comme un coq en pâte !  » Arrivée au printemps Antoinette a déjà décoré son logement. Elle a accroché de nombreuses peintures que son mari avait réalisé et la chambre qui donne sur la pièce à vivre est un bureau avec un grand écran TV. Pour l’instant des petits ennuis de santé ont privé Antoinette de la vie sociale que peut lui apporter la résidence seniors. Cela ne l’a pas empêché de faire de l’exercice dans les grands couloirs en s’accrochant aux barres de maintien. Lorsqu’elle sera plus en forme, elle retrouvera les autres résidents dans l’espace commun. « Pour l’instant je ne fais rien à cause de ma santé, mais je commence à connaître du monde et puis j’aime bien le contact. On s’entend tous bien, on se fait coucou, ça va ? Ça a changé ma vie, j’ai une retraite… j’aimerais bien que tout le monde l’aie. Ici c’est mon dernier voyage ! et en plus je suis gâtée car ma fille habite à côté ». Antoinette a pu juger de la différence avec son ancien appartement « Je trouve que tout est pratique, quand je fais quelque-chose cela ne me fait pas forcer, tout a été bien pensé, les lampes s’allument toutes seules alors là, il y a un confort ! » Pour l’instant l’ancienne professionnelle de santé n’a pas touché à l’interphone au motif qu’en informatique, elle n’y comprend rien. Au début, elle n’arrivait pas ouvrir la porte mais désormais la technique est maîtrisée.
Ce témoignage montre les bienfaits de l’environnement sur la joie de vivre dans des logements pensés et conçus en tenant compte des spécificités des habitants. Et puis parfois le hasard fait bien les choses. Antoinette a retrouvé Paul son ami d’enfance. Il ne voulait pas s’installer dans ce LODGES mais quand il a su qu’elle y était résidente, il a décidé de venir. Il faut dire que leur relation ne date pas d’hier. Ils se sont connus dans le bac à sable de leur village, par la suite, ils se côtoyaient au catéchisme avant de se perdre un peu de vue. L’OPHIS les a de nouveau réunis mais en tout bien, tout honneur, Paul réside avec sa femme… l’équilibre n’est pas rompu, chacun vit ses happy days.

Antoinette, résidente Happy / Photo 7 Jours à Clermont
Antoinette, résidente Happy / Photo 7 Jours à Clermont

Lire aussi notre article : Côté Cour : la 1ère pension de famille OPHIS

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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