Après le couvre-feu pour les moins de 16 ans durant la Coupe du monde de football, la nouvelle municipalité de Clermont vient de publier un arrêté anti-regroupement et anti-mendicité dans certaines zones de la ville. Applicable de 14h à 5h du matin, à partir du lundi 15 juin 2026 et jusqu’au 30 septembre, cet arrêté vise spécifiquement la mendicité générant des troubles à l’ordre public.
La municipalité a choisi de s’attaquer aux problèmes récurrents observés sur la voie publique : sollicitations insistantes, présence de personnes alcoolisées ou sous l’emprise de stupéfiants, occupation abusive des trottoirs et des zones piétonnes, ou encore problèmes de propreté. L’arrêté cible des points précis bien connus des Clermontois, et pas uniquement autour de l’hypercentre, comme la place de Jaude, la rue Giscard-de-la-Tour-Fondue ou la place de la Pucelle.
La gauche vent debout contre cet arrêté
Pour les élus de gauche, la mesure ne passe pas. Sur les réseaux sociaux, le groupe d’opposition évoque une méthode consistant à « substituer l’action sociale et éducative par une communication agressive et des mesures stigmatisantes ». Ils ajoutent : « Au lieu de lutter contre la pauvreté, on choisit de chasser les personnes les plus précaires de l’espace public pour les rendre invisibles et les fragiliser encore plus. Ce n’est pas de la gestion, c’est une politique du mépris qui préfère l’affichage sécuritaire à la réalité humaine. Clermont-Ferrand devient le terrain d’expérimentation d’une idéologie qui s’attaque aux plus fragiles plutôt qu’à la précarité elle-même ».
L’arrêté municipal peut être contesté et faire l’objet d’un recours contentieux devant le tribunal administratif de Clermont.











A une certaine heure plus de car donc on reste chez nous, ?est ce normal si tu n a que ce mode de transport, j ai 80 ans voilà j ai peu être plus le droit de respurer