Effervescence attendue ce week-end autour du Casino de Royat qui accueille, 48 heures durant, la 13e édition du Salon du livre de Royat-Chamalières. 13e édition pour l’association mais 3e pour son directeur-programmateur David Ducreux, qui, désormais, a bien assimilé l’identité de cette manifestation mais aussi les attentes des partenaires et du public. Ayant longtemps travaillé à Paris dans le monde de l’édition, notamment chez Gallimard, le monde littéraire n’a plus vraiment de secret pour lui et son réseau lui permet de programmer un salon qui porte désormais son empreinte.
Moins d’auteurs, plus d’interactions La première chose qui marque “l’ère Ducreux”, c’est le nombre d’écrivains participants. Il n’est désormais plus question d’inviter 100 auteurs, voire plus, à passer le week-end en Auvergne. La qualité d’une telle manifestation réside en effet davantage dans la pertinence de la présence des invités que dans un nombre absolu de présents. Le compteur de cette 13e édition a été bloqué à 50, ce qui permet un accueil dans de bien meilleures conditions et autorise l’organisation de rencontres et de débats sur de grands thèmes universels ou d’actualité. Pour les auteurs, c’est l’occasion de livrer quelques clés de compréhension au public et de ne pas passer un week-end entier à rédiger des dédicaces à la chaîne. Plus question non plus de faire venir des “stars” ou des “people” qui polarisent l’attention du public au détriment de l’interaction avec d’autres écrivains. Pour autant, cela ne veut pas dire que les auteurs de la rentrée littéraire de septembre sont absents, bien au contraire, ou que des grands noms ne sont pas là. La présence du parrain 2026, Mathias Énard, prix Goncourt en 2015 pour son roman Boussole, en atteste. David Ducreux, qui a fréquenté les plus grands salons comme ceux de Paris ou de Brive, mais aussi des manifestations plus confidentielles, connaît l’importance d’inviter des auteurs locaux dans un salon d’envergure régionale. Ainsi, ce week-end, le Salon du livre de Royat-Chamalières sera l’occasion de retrouver aussi des figures comme Louis Giscard d’Estaing, André Chassaigne ou Jean-Guy Soumy, mais aussi de faire connaissance avec Julie Gaucher ou Caroline Hussar.
La convivialité comme catalyseur Tous les organisateurs de salons, festivals et autres concerts le savent bien, organiser une manifestation culturelle d’envergure à Clermont tient parfois du sacerdoce. Public attentiste, budgets contraints, problématique de l’autofinancement et moyens de transport aléatoires imposent de jouer la carte de la convivialité pour attirer des intervenants de qualité. Ce constat est d’ailleurs partagé par les festivals du Court-Métrage, Jazz en Tête ou Littérature au Centre, par exemple. L’accueil irréprochable et les petites attentions envers les invités sont devenus une clé de réussite que David Ducreux a bien intégrée. Alors que plusieurs salons d’envergure se déroulent début octobre, cet aspect joue un rôle fondamental pour que celui de Royat-Chamalières soit coché dans les agendas. La rémunération symbolique des auteurs (ce qui n’est pas le cas de tous les salons) mais aussi la convivialité jouent en faveur de l’image renvoyée et, petit à petit, ce rendez-vous d’automne devient un incontournable pour les maisons d’édition et les auteurs. Preuve en est, des auteurs de grandes maisons d’édition ont demandé eux-mêmes à figurer sur la liste des invités car ils avaient eu des retours très positifs d’autres auteurs présents les années précédentes.
13e Salon du livre de Royat-Chamalières : (auteurs, conférences et tables rondes, espace et animation jeunesse) samedi 3 de 10 heures à 19 heures et dimanche 4 octobre 2026 de 18 heures, Casino de Royat, 143 avenue de Royat, à Chamalières. Entrée libre – Accès par la ligne B T2C gratuite le week-end (arrêt terminus place Allard). Programme complet sur le site web du salon.











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