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Steve Saez et Benjamin Labonne, co-fondateurs.
Économie Initiative

Les Affranchis : les défenseurs des victimes de la route

La start-up "Les Affranchis" souhaite prendre la défense des victimes de la route pour contourner le système parfois opaque des assurances.

Tous les possesseurs de voitures ont eu un jour ou l’autre un sinistre sur leur voiture. C’est à ce moment là que les tracas commencent : franchises, malus, démarches administratives, problèmes pour se faire indemniser. Il manquait un maillon, une interface entre la personne victime d’un accident de la route et les assurances. Une réponse est désormais apportée par la start-up Les Affranchis qui conseille et accompagne les victimes avec un tiers identifié dans leur démarche. Leur maxime : affranchissez-vous de votre assurance auto pourrait faire des émules.

Les Affranchis est une assurtech, une start-up qui utilise les processus d’assurance en les digitalisant. L’idée est de mobiliser tous les moyens possibles pour rendre le sinistre le plus doux pour l’assuré en obtenant pour la victime la meilleure indemnisation possible ou de subir le moins d’impact possible.

Les trublions de l’assurance

Pour ce faire, les « Les trublions de l’assurance » comme ils aiment se baptiser, font appel au recours direct. « Nous sommes gestionnaires en dommages corporels et véhicules auto. En cas d’accident, vous n’êtes pas obligés de faire une déclaration de sinistre à votre assurance, surtout si vous n’êtes pas responsable. Nous faisons nous même le recours et cela n’impactera pas votre sinistralité et donc le calcul de votre prime en fin d’année «  précise Benjamin Labonne, l’un des co-fondateurs avec Steve Saez.

Les particuliers peuvent choisir leur expert et leur réparateur en toute liberté

Les Affranchis s’appuient sur le code des assurances, le code civil et le code de la route. Ils bousculent les pratiques des assureurs, avec leur philosophie centrée autour de l’humain. « Les assureurs ont verrouillé le sytème en tentant d’imposer leurs propres experts et leurs propres réparateurs afin de minimiser leurs coûts. Les victimes d’accidents sont traitées de façon injuste. C’est pourquoi nous souhaitons développer un pôle de défense de victimes d’accidents » martèlent les deux associés.

Passionnés de technologie, les associés ont lancé de nombreuses innovations. Ils ont créé COLT, une plateforme de gestion numérique de gestion de sinistres. Il s’agit du premier logiciel indépendant dédié aux victimes d’accidents en France. Ils ont mis en ligne un chatbot réalisé avec la start-up clermontoise Opla qui permet de répondre aux nombreuses questions en ligne. Ils viennent également de créer le site : www.verifconstat.fr, un service de vérification de constat amiable en ligne avec une réponse dans les 24 h. « Ce service peut renverser le coup de la responsabilité » se félicite Steve Saez.

Créer un réseau national

Si les Affranchis travaillent aujourd’hui avec 60 réparateurs, ils souhaitent créer un réseau national d’au moins 300 réparateurs. Aujourd’hui, ils sont dans une phase de levée de fonds. BPI est déjà dans la boucle, ainsi que leur partenaire bancaire. « Nous avons besoin d’un million d’euros sur 5 ans. Nous cherchons des investisseurs dans le haut de bilan » souligne Benjamin. Les Affranchis visent 1 % du marché de l’indemnisations qui représente 5,7 milliards d’euros en France. Ils espèrent embaucher 30 salariés et créer de nombreux emplois indirects.

La start-up Les Affranchis est née de la rencontre de Benjamin Labonne, carrossier et de Steve Saez, expert en dommages corporels. Ils sont incubés au Bivouac, l’accélérateur de start-up, à Clermont-Ferrand.

www.les-affranchis.eu

 

 

 

 

À propos de l'auteur

Véronique Feuerstein

Véronique Feuerstein

Diplômée en histoire de l’art, Véronique Feuerstein a deux passions : le patrimoine et l’économie. Après un début de carrière au quotidien l’Eveil de la Haute-Loire au Puy-en-Velay, elle a collaboré au magazine de territoire Massif central puis est devenue rédactrice en chef de Massif-central entreprendre pendant neuf ans. Elle a ensuite participé au lancement d’un nouveau média : la Montagne entreprendre, appartenant au groupe Centre France.

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