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Charles Tissier et Louis Chaumeil, les deux fondateurs de la marque.
Économie

Le Vent à la Française crée une ligne de bracelets éco-responsables

Créée en 2016, la marque auvergnate propose des bracelets pour hommes et du textile qui ont le vent en poupe.

Charles Tissier et Louis Chaumeil arrivent les cheveux dans le vent sur leurs trottinettes électriques à notre rendez-vous. Ils rentrent tout juste de Paris, du salon du Made in France et ont des étoiles pleins les yeux. En effet, ils ont trouvé de nouvelles boutiques indépendantes qui vont référencer leurs produits, une centaine aujourd’hui, 230 en juin 2020. Et cerise sur le gâteau, le duo de créateurs a fait l’objet de toutes les attentions des grandes marques, avec peut-être de futures collaborations à la clé. La success story se poursuit.

L’histoire du Vent à la française a débuté en 2016, autour d’un café. Les deux amis d’enfance souhaitent créer une entreprise. Ils ont alors 21 ans et pas froid aux yeux. Ils repèrent le marché du bracelet masculin qui est en train de se développer. Et créent un bracelet composé d’un cordon à nœud coulissant et d’une médaille frappée de la rose des vents au verso et du logo de la marque au recto. « Dès le départ, nous avons voulu concevoir des bracelets pour hommes made in France, en s’appuyant sur de la communication digitale et en faisant travailler des personnes en situation de handicap » souligne Louis Chaumeil. Les bracelets connaissent un succès immédiat. Les 100 premiers sont vendus dès le lancement.

Made in France

C’est la médaille représentant une rose des vents qui leur a donné l’idée du nom de la marque.

Le cordon est produit chez le tisseur Gauthier à Vertolaye près d’Ambert, les médailles sont frappées chez FIA à Dardilly. Le tout est assemblé par l’ESAT de Romagnat, près de Clermont-Ferrand.

S’appuyant sur une communication bien huilée sur les réseaux sociaux, le duo de fondateurs a su créer un univers et fédérer une communauté de 180 000 personnes sur Instagram et Facebook. Ce sont les clients qui sont les ambassadeurs de la marque. Ils envoient du monde entier la photo de leur bras orné d’un bracelet du Vent à la française, avec des décors de rêve. Une aubaine pour la marque qui n’a pas à dépenser des sommes colossales pour faire de la publicité.

La première année, Le Vent à la française a vendu 30 000 bracelets, pour un chiffre d’affaires de 600 000 €. Depuis la marque a étoffé son offre en proposant des bonnets fabriqués chez Peyrache à Saint-Didier-en-Velay, en Haute-Loire, des chaussettes tricotées par Broussaud dans un petit village du Limousin et des sweat-shirts fabriqués chez Ithac à Riorges.

Des séries courtes

La marque auvergnate a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires d’un million d’euros. Combien de marques de bracelets peuvent afficher une performance comparable à celle du Vent à la française ? « Nous nous autofinançons depuis le début. Nous voulons être libres de nos choix » ajoute Louis Chaumeil.

Les deux acolytes viennent tout juste de lancer une gamme de bracelets éco- responsables avec un cordon en polyester recyclé et une médaille en bois, pile poil dans l’air du temps. Et en 2020, ils ne vont plus que proposer deux collections de bracelets par an, comme dans le prêt à porter. L’idée est de créer des séries courtes et le manque. « Ce sont toujours les bracelets en rupture de stock qui sont les plus demandés » dit en souriant Charles Tissier. Les bracelets seront commercialisés sur leur site et dans des boutiques indépendantes. Peut-être orneront-ils une fois encore le poignet du cycliste Romain Bardet qui a porté les produits estampillés Le Vent à la française, lors du dernier Critérium du Dauphiné ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À propos de l'auteur

Véronique Feuerstein

Véronique Feuerstein

Diplômée en histoire de l’art, Véronique Feuerstein a deux passions : le patrimoine et l’économie. Après un début de carrière au quotidien l’Eveil de la Haute-Loire au Puy-en-Velay, elle a collaboré au magazine de territoire Massif central puis est devenue rédactrice en chef de Massif-central entreprendre pendant neuf ans. Elle a ensuite participé au lancement d’un nouveau média : la Montagne entreprendre, appartenant au groupe Centre France.

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