Mr June, David Louf pour l’état-civil, est venu à Clermont dans un premier temps pour découvrir le support qu’on lui avait confié et l’environnement dans lequel il se situait. « C’est important pour moi d’appréhender le lieu avant de peindre pour m’imprégner de l’atmosphère. »
La mise en situation
La marque de fabrique de Mr June, sa signature pour ainsi dire, ce sont des assemblages d’hexagones. L’œuvre située rue des Liondards, face à la rue Henri Pourrat, ne déroge pas à la règle. « À travers mes tableaux, j’explore cette forme hexagonale. J’expérimente toutes les possibilités qu’elle m’offre. » Sa méthode consiste ensuite à combiner divers éléments de ses anciennes « toiles » comme il les appelle, pour en créer une nouvelle. « Ce qui m’importe, c’est d’insérer au mieux l’œuvre dans son environnement de manière naturelle, comme si elle n’était qu’un élément d’un grand tableau. » L’inspiration lui vient en découvrant le mur qui va lui servir de support. « Il doit me parler. C’est difficile à expliquer, ça relève du ressenti. La première question que je me pose, c’est comment les gens vont découvrir la fresque ? Sous quel angle ? Seront-ils à pied ou en voiture ? La verront-ils de près ou de loin ? Dans un deuxième temps, je cherche les formes, les lignes, les couleurs. Ensuite, les questions sont d’ordre plus techniques : l’accessibilité, de quelle nature est le matériau sur lequel je vais peindre, etc. »
Les couleurs de Mr June
Le choix des couleurs est crucial. Mr June a des critères de sélection bien définis : « Déjà, je travaille toujours avec des nuances allant du sombre à la clarté, du noir à la lumière. Les couleurs sont choisies en fonction de l’environnement. En l’occurrence, là, le gris est celui du bâtiment, les bruns rappellent les balcons de l’immeuble et le bleu pour le ciel dans la mesure où, pour regarder la fresque, on doit lever les yeux et donc, dans le prolongement, on trouve le ciel. Je m’efforce d’être cohérent avec tout ce qui entoure l’œuvre. »
Œuvre abstraite
L’avantage avec ce type de fresque qui, de visu, ne représente rien de particulier, c’est qu’elle laisse libre cours à l’imagination et Mr June insiste sur ce point : « La force des œuvres abstraites, c’est que chacun voit des choses différentes selon sa sensibilité. J’adore ça. Je n’explique jamais mon idée derrière mes peintures, je n’explique que les formes, pas le sens que j’ai voulu lui donner, c’est au spectateur de décider. » Cette œuvre remarquable située à 30 mètres de haut à son sommet, fait 10 mètres de large pour 16 de haut. Elle a ceci de particulier qu’on peut l’admirer sous différents angles, la scruter à différentes heures, en toutes saisons, sous n’importe quel temps, chaque fois, elle offre un nouveau visage selon son humeur et son niveau d’attention.
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