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Panneau photovoltaïque autoconsommation collective - Photo Pixabay
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Environnement Innovation

L’autoconsommation collective, « l’épicerie de l’énergie »

L'entreprise locale OHE, Optimisation Habitat Énergie, située à Veyre-Monton propose une autre façon de consommer l’énergie : l’autoconsommation collective via des panneaux photovoltaïques, permettant la répartition d'électricité entre différents consommateurs avec un seul producteur.

Aujourd’hui, le partage de l’énergie propre et durable devient un enjeu important, avec le programme France 2030 dont le but est de combler le retard accumulé par le pays dans ce secteur. OHE, créée en 2013 par Rémi Force, a pour objectif de distribuer l’énergie solaire renouvelable tout en réduisant les factures d’électricité. L’entreprise a désormais l’autoconsommation collective dans le Puy-de Dôme comme fer de lance. Toucher le local pour participer à la transition écologique nationale est le but affiché par OHE à travers de le projet Pra de Serre.

Le circuit court mis à l’honneur avec l’autoconsommation collective

Un lieu est choisi comme producteur d’énergie verte, comme c’est le cas de la ZA Pra de Serre, que ce soit une maison de particulier, des bureaux ou même une collectivité. Par la suite, des consommateurs peuvent demander l’accès à l’énergie produite dans un rayon de 2km, c’est la norme mise en place, puis vient le cap des 10km ou 20km moyennant une dérogation. L’énergie nécessaire à la consommation est gardée puis distribuée avec la possibilité de vente à Enedis allant jusqu’à une obligation de vente à EDF s’il y a un surplus de production énergétique. De son côté, le projet Pra de Serre alimente 2 consommateurs professionnels, le Garage Peugeot de la zone et la société Refracentre. 

Des outils français pour l’autoconsommation collective

L’entreprise veyre-montoise a signé un partenariat avec Enogrid, spécialiste français de l’accompagnement de projets liés à l’autoconsommation collective co-gérée par Rémi Bastien. Elle peut ainsi utiliser les produits, EnoLab et EnoPower et a la possibilité de s’inscrire sur la plateforme qui promeut le partage d’autoconsommation au niveau local : Mon énergie collective
Le logiciel EnoLab, partagé par le spécialiste français, permet de faire une étude en amont pour savoir si le chantier est viable économiquement et si la distribution d’énergie peut se réaliser à l’égard de chaque consommateur.
EnoPower, quant à lui, est un outil gérant les opérations au sein de l’installation avec analyse du nombre de kilowatts/heure produits, de la distribution aux consommateurs du site et de la vente du surplus directement au fournisseur d’énergie concerné par la zone, si l’énergie n’a pas été consommée entièrement par le réseau de distribution.

Une quête aux consommateurs lancée

Le droit français a donné le feu vert aux réalisations des initiatives liées à l’autoconsommation collective en 2017. Néanmoins, 400 opérations sont en cours sur le territoire avec seulement 16 productions localisés en Auvergne. Les producteurs sont présents sur tout le territoire mais n’ont pas de consommateurs, ce qui handicape fortement le secteur de l’autoconsommation collective. « Les consommateurs doivent prendre conscience que l’énergie verte et locale proposée par le producteur sera un prix fixe, ce qui n’est pas le cas avec les fournisseurs d’énergie classique. Ces derniers revalorisent le tarif tous les 6 mois, ce n’est pas notre cas », déclare Rémi Bastien.

Production solaire, la France à la traîne

En cherchant plus loin, la France fait état en 2022, d’une production solaire 4 fois inférieure à la production solaire allemande. Un facteur pouvant expliquer ce retard est la faible représentation d’assembleurs de photovoltaïques en France. Les panneaux photovoltaïques sont pour la majorité des cas, issues d’une importation en provenance de l’Asie, ce qui apparaît paradoxal pour un pays qui se veut tourner sur la production d’énergie verte et propre en réduisant également son empreinte carbone d’ici l’horizon 2030.

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À propos de l'auteur

Dorian Blanot

Natif de Bourgogne, Dorian Blanot est étudiant en Master Études Européennes Internationales, à l'Université Clermont Auvergne. Durant une année en Erasmus à Saragosse en Espagne, il a suivi une formation en journalisme et se destine à faire carrière dans la presse.

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