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Jean-Luc Guitton / Photo Régis Nardoux
Jean-Luc Guitton / Photo Régis Nardoux
Culture

Jean-Luc Guitton a quitté la scène

Figure du monde du spectacle vivant et du théâtre clermontois depuis 50 ans, Jean-Luc Guitton vient de disparaître. Son empreinte artistique se montrera indélébile.

Grande figure de la culture auvergnate, Jean-Luc Guitton est parti rejoindre le paradis des acteurs, si par bonheur, il existe.
Issu du Conservatoire d’Art Dramatique de Clermont où il s’est formé au début des années 1970, c’est en 1975 que le public l’a découvert dans le mythique spectacle Dialogues Auvergnats dans lequel il interprétait le personnage La Marthe, grand-mère auvergnate pur jus. La pièce a été jouée des dizaines et des dizaines de fois, pendant les 4 années où elle est restée à l’affiche.
Jean-Luc Guitton est également passé devant la caméra avec quelques rôles secondaires au cinéma et à la TV. Son nom apparaît notamment au générique de Pétain, docu-fiction de Serge Moati, de La Belle Verte de Coline Serreau, et dans quelques court métrages ou séries tournées dans la région.

Le théâtre avant tout

Mais on retiendra surtout de Jean-Luc Guitton qu’il a été très actif dans le théâtre, puisqu’il à participé à la création de plusieurs compagnies théâtrales en Auvergne, comme le Théâtre de l’Arc en ciel, le Théâtre Permanent ou le TACA  jetant ainsi les bases d’un théâtre local professionnel. Tout en interprétant des rôles du répertoire classique, de Sophocle,  à Molière et Ionesco… il était toujours partant pour se lancer dans des expérience inédites, sur scène ou dans la rue. On l’a ainsi vu aux côtés de Pierre-Marius Court et la Cie des Ravageurs et de l’Illustre famille Buratini.
Il a également contribué à plusieurs créations avec d’autres personnages incontournables du théâtre auvergnat, Bruno Castan du Théâtre du Pélican, Bruno Boussagol de Brut de Béton, Dominque Touzé du Wakan Théâtre ou encore Nadège Prugnard de Magma Performing.
Ses collaborations ont été si nombreuses durant un demi-siècle, qu’il est impossible aujourd’hui d’en faire une liste exhaustive ; les nombreux absents ne doivent, par conséquent, pas se sentir ni écartés, ni ignorés et ne pas nous en tenir rigueur.

Jean-Luc Guitton aimait aussi la musique

Au fil des années, il avait acquis une très solide expérience, ce qui lui a permis d’être l’accompagnateur, le passeur, voire même le mentor de la nouvelle génération de « théatreux ». Hors des frontières clermontoises, Jean-Luc Guitton a collaboré avec Laurent Fréchuret de La Compagnie de l’Incendie à Saint-Étienne, avec Le Théâtre de l’Alauda du Puy-en-Velay, Le Théâtre en Scène de Lille ou Le Théâtre de l’éphémère au Mans.
Amateur d’art lyrique et d’opéra comique, il avait suivi  une formation de chant avec Geneviève Aulagnon, lui permettant de se tourner vers le théâtre musical pour y être à la fois acteur et chanteur. Pendant une dizaine d’années, il a d’ailleurs travaillé avec Baudim Jam et le Quatuor Prima Vista.

Tous ceux qui ont côtoyé Jean-Luc Guitton des près garderont en mémoire son côté truculent et rabelaisien, rappelant que son expression favorite était  Dans le cul du cochon, il y a toujours un oiseau qui chante !

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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