Pour de nombreux Clermontois Yo Co était la créatrice des célèbres Buddhas et des poupées Toa & Moa en résine. Pour les intimes Yo Co était tous simplement Ghylaine, jeune femme de la génération X, née en Auvergne en 1974, possédant un charisme hors du commun et un sourire inoubliable.
Les créations de Yo Co se promènent aujourd’hui dans le monde entiers, dans des boutiques de décoration, dans des luxueux logements de vedettes mais aussi dans des musées. On le sait, dans la tête des artistes et des créateurs, il y a assez peu de place pour le business, c’est d’ailleurs pour cela que l’on a inventé le métier d’agent. Yo Co, elle, avait réussi à trouver l’équilibre entre les deux fonctions, jusqu’au jour où, ne supportant plus les obligations qui s’imposent aux chefs d’entreprises, elle décida de s’engouffrer dans le développement personnel. Ses buddhas en résine lui avaient sans doute indiqué le chemin de la réflexion, celui qui mène à la paix intérieure. Elle se posa le plus possible au cœur du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, loin de la métropole, dans une nature où flotte des esprits bienfaiteurs. Quelques images de Yo Co devenue YoKo, postées sur Insta témoignaient d’une quiétude enfin trouvée mais aussi d’une volonté de ne pas garder ce bien-être débordant pour elle seule. Elle se mit à gamberger sur un lieu de partage où l’art aurait pu être mis en commun, fournissant matière à une création en forme d’exutoire et de thérapie. Ce lieu ne vit jamais le jour. La sagesse, même profondément ancré dans l’esprit ne protège hélas pas de certains maux qui s’immiscent insidieusement dans les corps et que la chimie ne réussit pas toujours à stopper. Ghylaine De Femenias l’avait bien compris, elle avait même pris la plume pour en parler.
Un fil d’Ariane qui se déroule
L’idée de Ghylaine De Femenias était de ne pas garder pour elle ce qu’elle avait appris, sur elle-même mais aussi sur les autres. Ses écrits ne pouvaient évidemment pas rester perdus au milieu des datas d’un disque dur. Pierrick, fidèle compagnon de route, s’est alors positionné comme passeur en se lançant sur le projet d’édition à compte d’auteur de ce qui se révèle être, in fine, un roman initiatique. Dans On devrait mourir plus souvent Ghylaine et son “double artistique” entament un dialogue avec Simon, frère jumeau réceptif à l’enseignement très particulier de la vie ou plutôt des vies, puisque celles de l’auteur ont été rythmées par la danse, le chant, les arts plastiques, l’entrepreneuriat, voire le chamanisme. Avec ces différentes entrées, la vie de Yoko se révèle, déroulant un fil d’Ariane auquel chacun peut se raccrocher parce que les vies, aussi différentes soient-elle, ont toutes des points communs en particulier le rapport à la mort.
Yoko n’est plus mais son âme tourne au dessus du lac Servières. Chacun peut tenter de l’intercepter et obtenir ainsi quelques clés indispensable à la renaissance.

On devrait mourir plus souvent, de Ghylaine De Femenias, auto édition.
Disponible à la Librairie Les Volcans à Clermont, Librairie de la Monne à Saint-Amand-Tallende et Le Bateau Livre à Cournon.













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