Le monde moderne est peuplé de désinformation, de remises en cause, d’opinions personnelles érigées en vérité, de croyances, d’idéologies… et pourtant chacun peut (et devrait) se référer à une démarche scientifique on ne peut plus sérieuse. En réalité, il serait judicieux de parler de démarches au pluriel car les chercheurs peuvent développer des approches différentes, formant selon les disciplines, différents courants qui se côtoient et, de temps à autres, s’affrontent. Ainsi le réductionnisme, consistant à isoler un ou des éléments d’un système, pour en étudier le fonctionnement « à part », diffère du holisme qui visant à étudier un système dans sa globalité. Une démarche est-elle meilleure qu’une autre ? peut-on les comparer ou les opposer ? faut-il les associer ? Autant de questions que les scientifiques se sont toujours posé et se posent encore, renforçant les conclusions qui finissent par faire autorité et qui en principe devraient être le rempart à toutes contrevérités.
Hypothèses et conclusions
La démarche scientifique est en premier lieu la formulation d’hypothèses sur la base des connaissances actuelles et leur test afin de les valider ou les invalider. Trois méthodes sont généralement utilisées pour produire les données qui vont servir au test des hypothèses : l’observation de terrain avec enquêtes et mesures répétées, la modélisation, consistant à reproduire de manière simplifiée le système étudié et enfin l’expérimentation qui revient à reproduire le système étudié, en maîtrisant l‘environnement et les caractéristiques.
Au bar des sciences : La démarche scientifique aujourd’hui, mardi 6 février à 20 h 33 à la Baie des Singes à Cournon, entrée libre et gratuite.
Interveants : Jean-Étienne Bazin, médecin, Emmanuel Gangler, physicien, Thierry Lambre, mathématicien, Isabelle Ortigues, directrice de recherches INRAE, Céline Pérol, historienne médiéviste, modération par Pierre Bonton, physicien, président de «Au Bar des Sciences»












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